Publications recherchées: saisons

Petite chasse

Première rencontre entre le chien et la perdrix

Débusqué par une truffe insolente
Le pataud volatile affolé
Abandonne bruyamment son abri sous le pin
Vrou vrou vrou
Rase-mottes sous le nez du canin
Qui, saisi, figé
Girouette

Oiseau clown
Chien de parade
Cirque du printemps

 

Forêt de cristal

Samedi après-midi

Verglas, un gros pouce

Fallait se promener dans le bois samedi après-midi.
Fallait aller s’y asseoir, et regarder, et écouter.

Un écho différent, cristallin.
Un décor de verre.
Le crépitement, le cliquetis aigu de la pluie.
Les miroirs brisés, broyés sous les pas.

Tout est gainé de vitre.
Des allées de jeunes bouleaux prosternés, rendus de tant de poids.
Leurs feuilles, restées de l’automne, figées en sculpturaux bouquets translucides
Les épaules des mélèzes tombées, toutes leurs cocottes enfermées dans des billes de verre, étuis de lumière.

De loin, grincements, déchirements, fracas d’orage des branches qui se déchargent.

Puis, tout doucement, venus de nulle part, les flocons, moelleux et muets.

Sortir vite d’ici avant l’arrivée du vent.

Dimanche matin

L’air sent l’eau.
Le vent d’ouest est vif et froid comme source de roche.

Le soleil brille de biais à travers la forêt de bonbon clair, sucre d’orge qui tinte et étincelle.

De monumentales grappes pailletées se balancent en craquant, lançant par vagues des volées de clochettes et de diamants.
Concert de milliers d’étoiles vitrifiées tombant du ciel en plein jour.
Explosions jonchant le sol de tranchants débris.
Pétarade sur le parquet glacé du boisé.

 

L’astre incendié

Vendredi

J’ai la vue sur la vallée et les montagnes.
Le temps est calme. La ville et les hommes sont blottis sous une couche de gris, feutrés, sous l’édredon opaque du ciel.

Stratus.

Vers quatorze heures, tout au bout de l’horizon d’ouest, une ligne de bleu.
Elle s’élargit imperceptiblement, comme si une main géante tirait vers l’est la couverture. Lentement, doucement, comme pour ne pas réveiller.
Il y a là-bas le vent, le froid, et une lumière qui vient de très loin.
On ne peut s’empêcher, à intervalles réguliers, de jeter un coup d’œil, de se demander si ça arrivera, si on y aura droit, avant le couchant.

À seize heures quinze.
À l’heure du crépuscule d’hiver, comme une paupière qui se lève sur un regard foudroyant, comme un feu qui s’embrase, comme une explosion de joie, le ciel s’est ouvert sur le côté, crevé par l’astre incandescent.
Du coup tout le paysage est incendié, transfiguré, en rouges et orangés.

 

Tempête de neige

L’air est immobile.

Le ciel blanc a rejoint la plaine blanche.

À mi-chemin de sa chute depuis le zénith, un soleil livide, suspendu, se dissout. L’horizon disparaît.

Tempête de neige.

La promeneuse et son chien, grands et noirs, disparaîtront dans le tableau.

 

Novembre

C’est le mois de ma tristesse.
C’est le mois qui m’expire jusqu’à plus de voix.
Jours vite faits, sans vraies ombres, sans vraie lumière, sans surprises.
Jours d’acier sans chaleur, sans couleur, sans zénith.
Vents rustres charriant sans finesse, jusque sous les os, un froid de cadavre.

Saison froide, saison roide. Vite du blanc, s’il vous plaît!

 

Mauvaises herbes

En vedette ces temps-ci parmi les mauvaises herbes, les belles ombrelles des ombellifères: carotte et panais sauvages, et la vilaine petite cigüe.

Leur rôle à toutes aujourd’hui: petits parapluies.

 

Maringouins

Les petits cousins assoiffés m’ont goûtée droit au pouls, sous l’oreille dans le cou, au mou de cheville au creux du genou: piquerie annoncée.

 

Les soeurs Lali à la mer

De retour chez moi après un autre épisode de Les sœurs Lali à la mer

L’Atlantique…
Nous sommes tombées dedans quand nous étions petites. Profonde accoutumance.

Seules au coeur de la nuit, au coeur de janvier, au coeur d’une station balnéaire désertée… au coeur de la pluie et des vagues battantes, deux folles rient. Closed for the season, Closed for the season, Closed for the season… enfin à nous seules les kilomètres de sable blond, les magistrales marées, gonflées par la pleine lune, les déferlantes vert-bleu qui s’abattent lourdement sur la côte rocheuse, le ciel cristallin d’hiver, les embruns salés et le vent glacé – bitter, dit-on, amer, mordant, cinglant – de l’Atlantique nord. Dormir, même en hiver, avec, pour berceuse, à pleine fenêtre, la respiration ample et rythmée de l’océan.

J’allais vous écrire la mer, mais un type l’a fait parfaitement: «La mer a le charme des choses qui ne se taisent pas la nuit, qui sont pour notre vie inquiète une permission de dormir»:

« (…)
Celui qui est las des chemins de la terre ou qui devine, avant de les avoir tentés, combien ils sont âpres et vulgaires, sera séduit par les pâles routes de la mer, plus dangereuses et plus douces, incertaines et désertes. Tout y est plus mystérieux, jusqu’à ces grandes ombres qui flottent parfois paisiblement sur les champs nus de la mer, sans maisons et sans ombrages, et qu’y étendent les nuages, ces hameaux célestes, ces vagues ramures. La mer a le charme des choses qui ne se taisent pas la nuit, qui sont pour notre vie inquiète une permission de dormir, une promesse que tout ne va pas s’anéantir, comme la veilleuse des petits enfants qui se sentent moins seuls quand elle brille. Elle n’est pas séparée du ciel comme la terre, est toujours en harmonie avec ses couleurs, s’émeut de ses nuances les plus délicates. Elle rayonne sous le soleil et chaque soir semble mourir avec lui. Et quand il a disparu, elle continue à le regretter, à conserver un peu de son lumineux souvenir, en face de la terre uniformément sombre. C’est le moment de ses reflets mélancoliques et si doux qu’on sent son coeur se fondre en les regardant. Quand la nuit est presque venue et que le ciel est sombre sur la terre noircie, elle luit encore faiblement, on ne sait par quel mystère, par quelle brillante relique du jour enfouie sous les flots. Elle rafraîchit notre imagination parce qu’elle ne fait pas penser à la vie des hommes, mais elle réjouit notre âme, parce qu’elle est, comme elle, aspiration infinie et impuissante, élan sans cesse brisé de chutes, plainte éternelle et douce. Elle nous enchante ainsi comme la musique, qui ne porte pas comme le langage la trace des choses, qui ne nous dit rien des hommes, mais qui imite les mouvements de notre âme. Notre coeur en s’élançant avec leurs vagues, en retombant avec elles, oublie ainsi ses propres défaillances, et se console dans une harmonie intime entre sa tristesse et celle de la mer, qui confond sa destinée et celle des choses

Proust, Les plaisirs et les jours, septembre 1892

Closed-14

 

Christmas At The Beach

Sorry! Closed for the season

Closed-13

  • Closed-8
  • Closed-6
  • Closed-7
  • Closed-5
  • Closed-4
  • Closed-3
  • Closed-9
  • Closed-2
  • Closed-1

La première neige

Tout est recueilli sous un feutre, il a neigé ce matin.
La saison triste a tenté de s’étirer jusqu’au solstice et y est presque arrivée.

La première neige…
Chaque fois je suis ébahie, chaque fois toute chose me réapparaît, nouvelle.

Café blanc

                                                                Café blanc (pastel gras)

 

Tournant de saison

Dimanche soir, dix-sept heures.
Une de ces rares journées où l’automne sent le printemps.

Assise sur ma terrasse, il me vient une vague impression d’irréel. L’air est doux, mouillé et parfaitement immobile. Depuis l’ouest, à l’horizontale, le ciel gris-jaune illumine la cime des bouleaux encore touffus de feuilles dorées qui se découpent, phosphorescents, sur la sombre toile de ciel étendue à l’est.

Ce calme…

Les feuilles lourdes, s’abandonnent à leur dernière chute. On les entend dégringoler de-ci de-là, de branche en branche… tchik,  tchik… tchik… tchik, tchik, tchik…tchik.

Ce silence…

L’appréhension de l’enfermement hivernal me font ce soir ouvrir toutes grandes toutes les fenêtres.
Puis, vers quatre heures du matin, je serai tirée de mon sommeil par le sifflement violent de ce vent arrivé, comme s’il jouait à travers les drisses et les haubans d’une caravelle géante.

Lundi matin.
Ça y est, ce matin la rosée est toute givrée…
Saison des nez qui coulent et des lèvres gercées.

 

Tête-à-tête en différé

En quittant la maison ce midi je t’ai cueilli, en pensée, trèfle rose, chicorée et carotte sauvage. Un léger bouquet, dentelle de fin d’été. À la terrasse du café, il me prend l’envie de t’écrire. Dépose s’il te plaît cette gerbe sur la table où tu boiras un thé, cruelle amitié en différé.

Septembre est doux comme juillet, rémission avant le givre et les intérieurs. Les érables rougissent franchement. La ville est belle, les gens sourient…

Mon humeur est un camaïeu. Je nage dans les bleus de mes pastels, bleu sur le tablier, bleu sur les doigts, bleu sur les joues.

L’ange qui se reposait sur mon épaule, posé là comme un oiseau, me sourit gentiment ces temps-ci. Je réalise des images qui accompagneront, en grand format dans un musée, les âmes disparues.

  Chez Temporel (pastel)

                                                      Café au bord du fleuve (pastel gras)

 

Chronique caniculaire

Chronique caniculaire

Je suis chez Marie pour la nuit. Son appartement est logé dans la mansarde, sous les combles d’un des plus vieux quartier d’Amérique. Le bâtiment imposant, muré de quatre pieds de pierre couchée, regarde vers l’ouest: navire accosté, pétrifié depuis des siècles, mais ardent, pointant imperturbablement au près serré dans le vent dominant.

Sur bâbord, boîte à fleurs au bastingage, vue en gros plan sur un pan de l’enceinte fortifiée qui encercle le Vieux-Québec en zigzagant: serpent de pierres grises, bastions, passerelles, courtines, poternes, pointes d’éperon… Plus haut, plus loin, le regard réussit à s’évader par-delà le rempart de grès, par-delà ses talus, ses meurtrières, les fers de lance de ses balustrades, par-dessus les ormes anciens, et à gagner le méli-mélo architectural de la ville. Notre vision médiévale se jette alors sur la Place D’Youville pavée de granit. S’y côtoient avec grâce le béton rose fenêtré de la banque, l’Art Déco du Palais Montcalm, sa pierre de taille grise et austère, et l’éclectisme du somptueux Théâtre Capitole, sa façade en quart-de-rond et son toit mansardé d’ardoise rouge. Puis, de loin en loin vers le sud, en vol d’oiseau au-dessus du moderne et du victorien, on mêle la France à l’Angleterre, on croise Gaspard Chaussegros de Léry et Eugène-Étienne Taché jusqu’au Second Empire de l’Hôtel du Parlement, ses sculptures en relief, ses armoiries, ses pavillons d’angles et sa tour Jacques-Cartier où flotte notre drapeau fleurdelisé.

À la poupe, fenêtre sur cour, tourbillon et brouhaha des terrasses enchevêtrées dans l’escarpement D’Auteuil. Chassés croisés d’escaliers tricotés serrés. Rumeur des jardins repliés sur eux-mêmes, débordants de végétation tropicale et de parfums luxuriants tapis dans la fraîcheur de l’ombre. Vase clos de petits bonheurs tranquilles. Secrets bien cachés, jalousement gardés, enchâssés au cœur des îlots de pierre, derrière les façades grises et brûlantes.

Sur tribord, fenêtre vers le nord. Comme à cloche-pied, le regard sautille à travers le Parc de l’Artillerie, ses lilas fleuris, ses casernes de brique rouge et leurs toits de cuivre vert-de-grisés, pour enjamber finalement la redoute Dauphine et tomber dans le vide. Un grand plongeon vers la ville basse, un survol plané de la vallée, jusqu’à l’horizon, jusqu’où le soleil disparaît, se heurtant aux contreforts bleutés des Laurentides dans un flamboyant crépuscule orangé.

La nuit

La ville haute s’engourdit peu à peu. Accalmie. Son bourdonnement s’assourdit en même temps que s’installent les lueurs nocturnes de l’éclairage citadin. Je suis étendue paisiblement sur le parquet du quatrième. Aussi bien que des grand’voiles, les fenêtres béantes capturent pour moi la brise légère et tiède de cette nuit torride. Dormir sur le pont supérieur du gaillard avant, à la belle-étoile. Je dors d’un sommeil doux, bercée par le roulis de la ville ralentie.

Puis, imperceptiblement, l’aube moite glisse sa lueur grise à l’intérieur, frôlant les objets familiers qui reprennent paresseusement leurs formes et leurs couleurs. Au loin, un carillon de cloches annonce dimanche. Je distingue, qui se rapproche, le cliquetis des premiers chevaux; le pas et le trot des bêtes dociles, percussions rythmées de bois creux, claquent en cadence sur les pavés durs et polis. Accompagnés du tintement de leurs grelots et des grincements de leurs attelages, ils passeront bientôt sous la fenêtre en petit concert chambranlant, prélude au jour qui se lève. Puis les percherons disparaîtront au sommet de la côte. Sachant par cœur l’itinéraire mille fois parcouru, ils mèneront seuls leur attirail, les cochers dormant encore mollement sur des rênes lâches.

Les livreurs arpentent les étroites ruelles depuis déjà un moment. Parfois retentit un klaxon, ou s’élève la voix impérative d’un homme anxieux de distribuer son chargement avant la cohue de la matinée. Viennent ensuite, dans l’ordre quotidien des choses, les pas des hommes, les pas des passants. Pas traînés, en pantoufles, des voisins vers la boulangerie et l’odeur du pain frais. Pas rebondis des sportifs qui battent le trottoir avant la chaleur accablante du midi.

Tantôt j’irai flâner Chez Temporel, grignoter le mémorable croissant au beurre emmenthal-confiture, siroter le meilleur allongé. Sans me presser, tout l’avant-midi. Pendant qu’une chape de plomb opaque s’installera, encore aujourd’hui, sur la vieille ville.

«Les voluptés du nonchaloir» dans la canicule de juillet.

 

Canicule

En cette saison poisseuse, tout est chaud et collant. Parfums, senteurs, remugles. Journées croupies, bouillies ou à l’étuvée. Climat de jungle amazonienne, paradis des insectes suceurs, bonheur des oiseaux et des pelouses bien vertes.
Saison des hélices, de toutes les hélices, celles des frigos, celles des congélateurs, des climatiseurs, déshumidificateurs, ventilateurs… de toutes les formes de toutes les couleurs qui fonctionnent à plein régime: concerts de cliquetis, de grondements, de ronrons et de vibrations.

N’est-ce pas la seule saison paresseuse, de nonchalance, de flânage, de lenteur, de sieste et de temps à perdre…

Tout de suite après le crépuscule rose, j’ai suspendu mon hamac à tâtons dans la brume, avec l’espoir d’attraper la fraîcheur du soir. Peine perdue, me voilà attaquée de toutes parts, dans les petites zones les plus effrontées: le cou, l’aisselle, l’orteil, le genou, le nombril… et je n’ai pas dormi.
Mais j’ai rêvé de sable sec et chaud, d’un vent cuisant et d’une trempette dans les vagues glacées de l’océan.

Fraîcheur ce matin, grisaille cette semaine…
Décidément la saison n’est pas ordinaire!

 

Princesses au bois

Promenade du dimanche avec la princesse poilue.

Nous avons observé le bal de quelques rapaces diurnes en vol circulaire plané, puis salué de très près la famille des cerfs: une belle grande femelle inquiète, avec ses trois grands veaux étourdis…

En cherchant un ruisseau, nous sommes allées comme deux simples d’esprit nous prendre dans un dense boisé de ronces et d’aubépines. Les premières nous barraient les chevilles, les sciant au passage en nous bouffant les ergots, les secondes nous attrapaient littéralement en nous transperçant de milliers de dards superbement aiguisés. J’ai eu une petite pensée pour Jésus et la coiffe qu’on lui fit un certain vendredi, mais notre boisé était plutôt enchevêtré à la manière des rosiers du château de la Belle au bois dormant.

Nous nous en sommes finalement bien tirées sans le prince charmant, juste quelques bonnes égratignures, des tocs dans le poil et une petite faim…

 

Redoux

Début de journée comme les autres, semblait-il.
Pourtant, en pleine saison de grands froids, un petit matin ce matin s’est pointé, gris et mouillé.
Imperceptiblement, l’air s’est dilaté, tiède et doux, comme après la pluie, permettant de respirer un peu plus largement.
Incongrue, je me suis glissée dans ma jupe à fleurs.

Je venais de terminer un travail titanesque. Tant d’énergie investie dans une tâche nouvelle, tant d’inconnu, d’incertitude. Tant de remises en question et surtout, tant d’heures! J’enfilai la précieuse enveloppe sous mon bras et sortis. Calée dans la banquette, volant-café-cigarette en mains, je m’élançai sur la route du bord de l’eau. Le vent moite s’engouffrait par la fenêtre grande ouverte…
Adolescente échevelée dans sa jupe fleurie.

Le reste est sans intérêt si ce n’est qu’après avoir livré le projet, je me suis remise en route en chantant fort. Longeant le fleuve qui charriait sa gadoue, entre les lambeaux de brouillard et les brumes de fatigue, j’ai respiré un avant-goût de printemps.

 

Moins 20 dans le champ

«On va courir les lapins?!»
Phrase magique! Le chien explose de la joie habituelle, en réponse à des mots qu’il ne connaît pas mais qu’il reconnaît très bien.

Moins 20 dans le champ… Personne…
Juste une folle et son grand chien poilu.

J’aime ces promenades solitaires matinales dans le grand désert frigorifié de janvier. Le froid est tranchant et la bise mordante, nous nous engouffrerons dans le boisé.

Après les nombreuses tentatives infructueuses des derniers jours, nous avons ce matin semé toute trace humaine et réussi à frayer notre chemin jusqu’à la rivière. Comme au bout du monde, à l’abri au creux d’un petit vallon encastré dans le décor, nous avons suivi le sentier de glace tortueux, dessiné juste pour nous.

On s’est laissés emporter longtemps. On a serpenté paisiblement le fil de l’eau qui tinte gaiement pas très loin dessous. On a grimpé à gué le saut de la cascade. Enjambé les bras musclés des saules nous barrant la voie. Ecouté le murmure du vent, là-haut dans les cimes. Le tapis immaculé craque comme biscuit et meringue. Par trop de neige avant le froid, on sent sous la croûte la glace friable, inconstante, imprévue. On a marché la tête et le pas légers.

 

Le froid de janvier

Midi
Paysage blanc aveuglant, pinède vert sombre, cardinal rouge pétant.
Je reviens au monde tranquillement…

16h
Sur l’horizon bien franc de janvier, le soleil cuivré et froid termine sa course.
À l’orée du bois, à contre jour, sa lumière oblique découpe les aubépines et les bouleaux clairsemés, puis finit d’étirer leurs ombres sur la neige dorée. La plaine tantôt immaculée se couvre de fines rayures pêche et bleues.

Froid-2      Froid-5      Froid-4      Froid-3

  • Hiver-3
  • Hiver-2
  • Hiver-1