Visite dans les archives de mes photos argentiques.
En voici une autre de ma période estudiantine: chute de la Chaudière, gros débit printanier. À l’époque la zone était sauvage, aucun aménagement, aucune clôture, et la paroi était toute givrée. J’étais pas mal intrépide (avoir été ma mère, je m’aurais chicanée).

Toute cette pluie. Le brouillard.
La corne de brume d’un cargo: un fa, je crois.
Pleine lune
Série East Coast; Closed for the season, janvier 2006

La neige à la plage
Série East Coast; Closed for the season, janvier 2006

Forêt sucre en poudre
Du cellulaire

Forêt sucre en poudre
Du cellulaire


Aulnes et aubépines au pays de Père Noël


Ensuite le vent s’est levé, il neige des bancs de neige!
Hier, mes vaillantes tulipes étaient sorties de terre.
Ce matin à ma fenêtre, spectaculaire retour du grand blanc.
(avis aux intéressés: neige à bonhommes)

En revenant du nord, par grand froid.
Du cellulaire.

Dans le champ hier, entre chien et loup
Ce matin, l’étrange hiver ressemble au printemps. Le fleuve a son allure de dégelé. À peine un fin miroir glacé le recouvre. Ici et là des monticules de glaces grises ont l’air de flotter dans un ciel inversé.
Sur la grève, une roche ronde. Comme une tête qui dépasse.
Dans un dernier élan de marée montante, l’eau la rattrape. Le fin miroir s’y déchire en chuintant et entreprend de la décorer.
Ça commence par un petit nœud papillon, brillant sous le soleil. Puis un franc nœud de cravate, une lavallière, un double-Windsor, un col, col roulé, col châle, collerette, écharpe, foulard, poncho… et hop un bonnet une calotte une cagoule un capuchon…
Pièce montée qui continue de monter, tout en mosaïque de dentelles de mousseline de résille de velours de satin de taffetas de paillettes… puis…
Puis… tout s’arrête.
Silence.
La brise est tombée, l’eau s’est immobilisée.
Ça alors, c’est étale!