Pluie battante

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Pluie

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La cabane

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Dans le grand blanc

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Chouette!

Hier

Trop tard pour une expédition, j’irai juste me promener sur la route de campagne, à deux pas de chez moi…
Je n’ai pas bien planifié, la pluie de la semaine dernière l’a transformée en patinoire. J’emprunterai donc la piste qu’une motoneige perdue a laissée dans le champ.

L’air sibérien de janvier a tiédi. À fleur de neige bleue, la lumière orangée de fin d’après-midi joue à travers les arbres endormis à l’orée du bois. C’est magnifique.
En quelques acres, la pente monte sans presse sur le coteau. Au-delà de sa crête apparaît tranquillement le squelette dégarni de la grande épinette. Plantée à côté d’un ruisseau, cernée d’un bosquet d’aubépines, elle trône là depuis des lustres, témoin périmé du grand défrichage agricole. On la connaît bien. Du plus loin que je me souvienne, c’est là que du vivant de mes chiens on allait faire une pause. L’arbre est seul sur le plateau, mirador par excellence pour le vieux harfang qu’y s’y postait quotidiennement, l’œil aiguisé, à l’affût. Nous approchions délicatement pour ne pas perturber la chasse silencieuse de l’oiseau zen. Il dévissait bien la tête dans notre direction, mais semblait rapidement considérer que ma bête était trop grosse pour faire son gibier. S’assurant qu’on était bien sages, il se revissait et rajustait son regard embrassant les alentours garde-manger. On ne l’a pas vu depuis quelques années.

À près d’un kilomètre encore, il y a, il me semble, quelqu’un perché sur la plus haute branche de notre épinette. Non, ce n’est pas maître ookpik : trop gros, trop foncé, trop ébroué dans le vent. Quel est donc cet oiseau?! Je m’approche au pas de promenade. Je m’approche en me demandant si je ne suis pas en train d’être mystifiée par un sac-poubelle agrippé à un arbre. Je m’approche encore… La piste qui me porte longeant le champ en parallèle est trop éloignée, j’opte pour une franche perpendiculaire dans l’étendue immaculée. Mais voilà que, quelques dizaines de mètres plus loin, le couvert de glace cède sous mon poids et me laisse embourbée jusqu’aux hanches. Me débattre est vain, pas moyen de continuer. Levant les yeux dans le contrejour, je distingue de loin une belle queue et le profil plat d’une grosse tête ronde qui aurait mis son capuchon bordé de minou. Juste à temps pour voir s’envoler l’imposant et majestueux oiseau. Plus farouche que son cousin harfang, la chouette lapone importunée s’élance déjà, en silence, au ralenti, deux coups d’ailes sûrs, une longue et belle glisse planée en rase-mottes, puis elle disparaît dans le boisé.

 

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Redoux

On a retrouvé le ruisseau caché au cœur du boisé. Tapi au creux d’un vallon étroit, il serpente tranquillement à l’abri du vent. Promenade singulière : on s’en va descendre son cours. À force d’années qui passent, plusieurs arbres en barrent maintenant le chemin. De toute évidence, outre la très affairée gent trotte-menu, personne ne s’y est encore aventuré, le sentier imaginaire est immaculé.

L’entreprise s’avère acrobatique à enjamber les troncs ou à ramper dessous dans la poudreuse profonde. Lourdes enjambées oursonnes étouffées dans la ouate, aucun bruit. Un peu plus loin en aval, le vallon s’élargit et s’accidente. Comme en cachette, à quelques centimètres sous nos pas, le ruisseau s’abreuve, se gonfle, accélère, puis dégringole la cascade. On l’entend rigoler doucement sous l’édredon puisque c’est là qu’il devient rivière. En contrebas, l’eau agitée ne tient plus la neige. Changement de direction : on escalade. La pente est abrupte et bien ensevelie, empêtrés dans nos raquettes on jouera deux ou trois fois à l’avalanche avant de s’en extirper sains et saufs.

Sur la crête, on longe encore un peu notre cours d’eau en zigzaguant entre les feuillus avant de s’enfoncer au hasard dans le bois. Tiens, allons par là.
On bute sur une zone barbelée d’aubépines? Qu’à cela ne tienne, allons plutôt par là.
Tiens, un grand pic en habit de carnaval.
Tiens, dans l’arbre, une cache de chasseur.
Tiens, une sente d’ongulés.
Tiens, un chevreuil passe en silence.
Tiens, un autre… et un autre…

De tiens en tiens, on se retrouve, comme dans un conte, en plein cœur du chez soi, intime mais déserté, de la famille chevreuil. Sur plusieurs mètres autour d’une épinette noire géante, la neige est grattée et piétinée par les pattes à ongles, foulée et tassée par les grands corps sauvages. Vite s’en aller d’ici avant d’y laisser nos traces et notre odeur de prédateurs!

À la sortie du bois, sur le plateau herbeux où le buissonnage avait retenu trop d’air pour tenir notre poids, nous nous sommes débattus dans le grand blanc en plein vent, mais nous sommes revenus sans nous perdre.

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Marée baissante

Au bord du fleuve, sous un ciel immaculé, l’air est vif et le vent de février mordant.

Marée baissante.

Soumises à la gigantesque vague planétaire, les eaux du fleuve se ruent vers l’océan en charriant des tonnes d’icebergs en mille miettes. Dans un vacarme de débâcle et de vitre broyée, le train des glaces libres se frotte au passage à la banquise qui, prisonnière de la baie, grince, gronde et explose sous la force implacable.

Au loin, sur l’autre rive, la bourrasque soulève au soleil la poudreuse tombée ces derniers jours. À fleur de chenal, on voit la batture chatoyer comme l’or et l’argent sous la lumière oblique de 16 heures.

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Minute nostalgie

Cette folle météo des derniers jours me rappelle une folle semblable, quelque part à la fin des années 70. C’était l’époque des fleurs, du pot léger et du pays rêvé. C’était aussi l’époque sans ordinateur, sans téléphone «intelligent» et sans la météo en ligne.

Tout au bout de la route, le CEGEP avait été surpris par la tempête de neige en fin d’avant-midi, en plein cours de Philosophie de l’art de M. Hébert qu’il n’était pas question de quitter. Panne d’électricité majeure, routes fermées, la ruée vers les derniers autobus avait laissé quelques dizaines d’étudiants derrière, allions-nous devoir passer la nuit à l’école?!

Étranges heures à flâner dans les corridors du collège engourdi sous un blizzard violent, à se fabriquer en rigolant un jeu de carte maison avant la noirceur. Dehors, la tempête ne dérageait pas. Il fallut ce qu’il fallut. En caravanes aveugles à travers la bourrasque, les gars ont été dirigés vers la résidence des gars, les filles vers celle des religieux dans le pavillon voisin. Comme en monastère, y régnaient un silence méditatif et quelques murmures de prières venant d’on se savait où. On a bien dû être nourris mais ma mémoire n’en a rien retenu. En catimini, en soirée, bien bougrinées, on est allées sans se perdre rejoindre les gars pour un poker à la chandelle. Personne ne s’est enrichi, personne ne s’est appauvri, mais ce qu’on a pu rire!

Le lendemain, au réveil, le campus n’était plus qu’un lisse désert arctique aveuglant, à perte de vue sous un ciel immaculé. Comme aujourd’hui. Au chaud dans le petit salon austère avec mon amie Dominique, on a refait le monde tout l’après-midi en écoutant la Récolte de rêves des Seguin…
«Le long d’un grand pays de neige, les arbres se sont endormis et c’est l’hiver…»

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Le mal de vivre

Deux grands gaillards se ramassent à bras le corps en pleurant comme des veaux.
Des dizaines de jeunes adultes… et des oncles, des tantes, des cousins, des cousines, des amis… et une mère, un père, une grande sœur… sont réunis, incrédules et chavirés.

Il semblait pourtant avoir du talent pour vivre.

Il s’est suicidé.
Comme ça.
Il a achevé son cheval.

Oui, le mal de vivre tue.

Mal de vivre sournois, qui n’est la faute de rien ni de personne, qui choisit sa victime à l’aveugle et s’y installe à demeure, en secret.
Mon petit-cousin nous l’a expliqué dans une grande lettre qu’il a eu la délicatesse de laisser à sa mère et à tous ceux dont il déchirait le cœur. Une belle lettre remplie d’intelligence, de profondeur, de sensibilité, de beauté et de tendresse.
Un baume étrange sur une plaie béante.

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Bonne année!

Comme de coutume, nous achevons l’année chez Paul, à deux pas du château Frontenac. On se réserve un bon 20 minutes pour se bougriner comme des ours, puis on grimpe sur le toit.

Au-delà du château, avec ses toits de cuivre, ses poivrières et ses lumières de Noël de mauvais goût, la vue embrasse large : l’île d’Orléans, le fleuve, le port, les montagnes et tous les toits et les clochers de la vieille ville. On reçoit les boum boum de la fête en contrebas, on aura tantôt en pleine face les feux d’artifices. Jadis, avant l’invention de ce party disneylandien, on avait droit à une poésie plus pittoresque. À minuit, les clochers entonnaient un joyeux carillon de vraies cloches auquel faisait écho un chœur de basses profondes, les cornes de brume des bateaux amarrés au port.

De mémoire c’est notre plus froide veillée du Jour de l’An. Pas de photos, les appareils sont gelés, on croque le champagne en granité à – 27 degrés C (-40 tout bien compté).

Bonne année tout le monde, je souhaite à chacun une joie quotidienne!

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Vos commentaires

Bonjour à vous, chers visiteurs!

Il arrive parfois de ces gestes irréversibles et fâcheux…
Par mégarde, j’ai effacé tous les commentaires que vous m’aviez envoyés jusqu’à aujourd’hui. Vous m’en voyez triste et désolée.

Puisque c’est toujours un grand plaisir pour moi de vous lire et de vous répondre, je profite de cette malencontreuse gaucherie pour vous inviter à m’écrire encore. Il vous suffit de cliquer sur le titre de l’article, un formulaire simple s’affichera aussitôt! Vous pouvez aussi me joindre directement par le lien disponible sous l’onglet INFORMATIONS.

Merci et salutations!

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Le climat se réchauffe

Hier, 10 octobre, j’ai nagé mon petit kilomètre dans le lac (oui, un peu plus vite que d’habitude, mais bon).
Étrange, quand des voiliers d’oies passent au-dessus…
J’ai beau être une ourse polaire, y a pas à dire, le climat se réchauffe!

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Crépuscule sur le lac

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Petit chalet rétro

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Petit chalet rétro

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Petit chalet rétro

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En passant à Cap-Santé

Après-midi d’été en septembre.
Errer sur la grève déserte avec mon amie d’enfance.
Chercher des fossiles, s’émerveiller de cailloux.
Faire la pose goéland, bec au vent.

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Chez le héron bleu

Héron

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Chez le héron bleu

Héron

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Vue

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