Petits périls hivernaux

Un bon pied de folle neige à raquettes: hop dans le bois, hop dans le champ, hop sur le marais pas encore gelé…

Illustration musicale

(hier soir à la plage)

Sous les assauts de l’hiver impatient, le fleuve déploie son jupon de frasil
Froufrous de crinolines le long de ses flancs
soyeux clapotis de perles
bruissements de dentelles
et froissements de soies
que les vagues bercent en respirant lentement dans le froid
Menuet
Et petite musique de nuit

Herbes salées

Récolte du thym, de la sauge et du romarin pour mes herbes salées: j’ai dû pelleter!
Hiver hâtif, c’est le moins qu’on puisse dire…
Et maraîchère retardataire.

Soir

RIP Bernard Landry

DÉLICIEUX!

Extrait de l’hommage d’André Boisclair à Bernard Landry (1937-2018), Premier ministre péquiste du Québec (2001-2003):

««Un peuple qui ne connaît que les refrains est voué à un destin mineur», lance Bernard Landry, alors vice-premier ministre et ministre des Finances, au début d’une réunion hebdomadaire du Conseil des ministres. Nous sommes à la fin des années 1990. Je revois la scène comme si c’était hier. À l’occasion de l’anniversaire de naissance du premier ministre Lucien Bouchard, les membres du Conseil venaient d’entonner, quelques minutes plus tôt, le célèbre refrain de circonstance «Mon cher Lucien, c’est à ton tour…» Landry se lève, nous tétanise de cette déclaration et poursuit en chantant, de mémoire et sans aucune hésitation, chacun des couplets de l’hymne de Vigneault, sous le regard ébahi de tous, mais en particulier des plus jeunes — les Legault, Baril, Facal, Maltais, Lemieux, Léger, Bélanger, Cliche, Goupil — qui, comme moi, n’avaient pas connu le cours classique. À sa manière bien à lui, M. Landry venait de nous donner une leçon, mais surtout de nous tendre la main, en nous rappelant l’importance des mots et l’exigence de l’engagement.»

Entre nous, beau défi, allez, j’essaie un bout:
«Le temps qu’on a pris pour dire je t’aime
Est le seul qui reste au bout de nos jours
Les vœux que l’on fait, les fleurs que l’on sème
Chacun les récolte en soi-même
Au beau jardin du temps qui court
Refrain…»
(extrait de Gens du pays, Gilles Vigneault)

Fin de journée au fleuve

Triste histoire de chasse au canard

PAN! le gibier atteint est à l’eau.
Dans l’enthousiasme pour le cueillir, le canot a versé.
Sa veste n’était pas attachée,
le jeune est mort, noyé.

Fin de journée sur la batture

Fin de journée sur la batture

Brume claire

Brume claire

Fin de journée dans la baie

             

Minute nostalgie

Film de l’ONF: Pauline Julien, intime et politique

Très beau documentaire sur une grande dame et sur une tranche mouvementée de l’histoire du Québec.
M’a rappelé les militaires armés venant chercher les filles de politiciens à la porte de mon école secondaire pendant la Crise d’octobre… les manifs auxquelles j’ai participé avant l’âge… les gars qui partaient travailler dans le nord pendant des mois… la chanson, la poésie et les grands discours québécois enracinés dans les belles grandes idées de pays.
J’ai pleuré.

Petit reportage téléphonique

LIVE FREE OR DIE!
Clam chowder and lobster roll, deep in the heart of New Hampshire.
 

Nauset Light Beach, Eastham

Coast Guard Beach, Eastham

J’y vais… ou j’y vais pas?

Nauset Beach, Orleans

Chatham Harbour

Nonomoy National Wildlife Refuge, Chatham

Ma méditation à moi

JEUDI
C’est ma méditation matinale à moi.
Je regarde le héron.
C’est la pêche au ralenti.
En sculpture élégante, immobile sur ses longues pattes-branches piquées dans le courant de la marée baissante, le bec-harpon visant à gauche, il attend.
Un bon moment.
Imperturbablement.

Changement de stratégie, variation de l’angle, visée un quart de tour à droite.

Au bout d’une éternité, il décoche!
Petit déjeuner!

VENDREDI
Comme une apparition de science fiction, le grand héron surgit entre les cimes, éclair bleu et gris en plein soleil. L’air complètement ivre, il vire, pique, remonte et tournoie, acrobaties risquées pour ses longueurs de cou et de bec, d’ailes et de pattes (l’envergure totale du grand héron bleu atteint entre 1,83 et 2,14 m.), je crains qu’il ne se démembre, qu’il ne s’auto-tricote, qu’il ne s’écrase comme un avion dans la falaise… Que lui arrive-t-il?
Au tournant du sentier, le vois la scène: il est poursuivi par un drone.
– Mais vous affolez le héron!
– Ah c’est un héron? Il vient souvent ici?
– Bien… ici, c’est chez lui!
– (rigolade)

Triple idiot.

 

Canicule

Ce qu’il y a de bien avec une canicule, c’est que tout le monde ralentit à ma vitesse.
Sauf quelques étranges spécimens fluo qui passent en courant (je crois que ce sont des extraterrestres).

Après l’orage

Hier soir, après l’orage, le coucher de soleil était d’un jaune aveuglant inouï. Je l’ai manqué…
Mais, accompagnée du chant de la grive, j’ai croqué le crépuscule, tout aussi époustouflant, jusqu’à nuit noire (ici, des mammatus).

Après l'orage-1

Après l'orage-2

La nuit tombe

Après l'orage-4    Après l'orage-5    Après l'orage-7

Milonga au Drague

Diaporama:

Diaporama:

Démonstration de tango par Nicola Bottega et Marika Landry

Nicola Bottega et Marika Landry étaient les professeurs invités de l’Avenue Tango, mardi dernier au Cabaret le Drague (Québec).
 

Atelier de tango par Nicolas Bottega et Marika Landry

Nicola Bottega et Marika Landry étaient les professeurs invités de l’Avenue Tango, mardi dernier au Cabaret le Drague (Québec).
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Merci!

Merci à vous qui êtes passés en grand nombre voir mon exposition de photographies.
Merci pour votre enthousiasme et pour vos réactions toutes plus originales, déliées, intuitives, sympathiques, érudites, poétiques, candides, ou émotives les unes que les autres.
Et merci à ceux qui ont fait le grand saut et «acheté de la photo»!

pour acheter une photo

Republica tanguera-12

Petite expo de mes photographies de tango

Au Café les Cousins, rue Cartier, à Québec, jusqu’à la fin juin.

Expo-1
Expo-2    Expo-3

Menu printanier

Pique-nique dans le vent sous les grands érables rouges: salade de samares.

En fleurs à la plage

En fleurs ce matin à la plage, les belles sauvages:
les petites poires des amélanchiers, les tapis de fraisiers, la triste ancolie, la bande de joyeux trilles rouges et, fin seul, le sabot de la vierge.
Puis, directement sous mon nez comme jamais, le spectacle du pic, pas le minus, ni l’échevelé, mais le grand, celui avec le casque de vélo et la plus grande mitraillette.