Posts Tagged: animaux

Départ des outardes

Un voilier d’outardes vient de passer aussi bas que la cime de mes arbres. Beau vacarme!
Contente d’avoir été dehors pour l’occasion.

Dolomedes tenebrosus

Au sens propre comme au sens figuré, avoir une petite araignée au plafond est bénin.
Sain, même!
Mais tomber nez à nez au saut du lit avec la «plus grosse araignée du Québec» dans la maison, c’est trop.
Allez ouste, dehors, Dolomedes tenebrosus!
(voici la coquine dans un pot de salsa)

Bon Noël à tous!

Août au lac

Les intrus à moteur son partis.
Mon beau grand lac a retrouvé la tranquillité d’août. La forêt et sa petite faune sont les premiers à reprendre leurs droits.

Ah, le plaisir de nager seule dans un grand lac à l’onde fraîche. Au-dessus, une buse joue au planeur dans les courants d’air chaud. Dans le royaume à grenouille, N’Héron, le grand bleu, fait la branche sur ses échasses en attendant que son goûter passe par là. Riquiqui, le Martin-pêcheur fou, se garroche à l’eau puis se sauve, menu fretin au bec, dans un joyeux bruit de crécelle. Jo et Josette Huards, au rire dément, émergent ici, puis coulent là, puis ré-émergent… tiens, où donc cette fois?

Avec le «silence» du lac et de la forêt touffue: ténus clapotis, bourdonnements des demoiselles, craquettements des cigales, petites notes sifflées, nasillardes, ou flûtées des volatiles invisibles dans la frondaison, chiffonnements trotte-menu dans le couvre-sol craquant, cris de guerre de l’écureuil roux, au loin la mitraillette du grand pic et le houhou-hou-hou-houhou «disco» de la chouette. Avec le long vent d’ouest qui prend son élan loin au-delà des limites du lac pour venir s’enchevêtrer en murmurant aux sommets des grands pins.

 

Redoux

On a retrouvé le ruisseau caché au cœur du boisé. Tapi au creux d’un vallon étroit, il serpente tranquillement à l’abri du vent. Promenade singulière : on s’en va descendre son cours. À force d’années qui passent, plusieurs arbres en barrent maintenant le chemin. De toute évidence, outre la très affairée gent trotte-menu, personne ne s’y est encore aventuré, le sentier imaginaire est immaculé.

L’entreprise s’avère acrobatique à enjamber les troncs ou à ramper dessous dans la poudreuse profonde. Lourdes enjambées oursonnes étouffées dans la ouate, aucun bruit. Un peu plus loin en aval, le vallon s’élargit et s’accidente. Comme en cachette, à quelques centimètres sous nos pas, le ruisseau s’abreuve, se gonfle, accélère, puis dégringole la cascade. On l’entend rigoler doucement sous l’édredon puisque c’est là qu’il devient rivière. En contrebas, l’eau agitée ne tient plus la neige. Changement de direction : on escalade. La pente est abrupte et bien ensevelie, empêtrés dans nos raquettes on jouera deux ou trois fois à l’avalanche avant de s’en extirper sains et saufs.

Sur la crête, on longe encore un peu notre cours d’eau en zigzaguant entre les feuillus avant de s’enfoncer au hasard dans le bois. Tiens, allons par là.
On bute sur une zone barbelée d’aubépines? Qu’à cela ne tienne, allons plutôt par là.
Tiens, un grand pic en habit de carnaval.
Tiens, dans l’arbre, une cache de chasseur.
Tiens, une sente d’ongulés.
Tiens, un chevreuil passe en silence.
Tiens, un autre… et un autre…

De tiens en tiens, on se retrouve, comme dans un conte, en plein cœur du chez soi, intime mais déserté, de la famille chevreuil. Sur plusieurs mètres autour d’une épinette noire géante, la neige est grattée et piétinée par les pattes à ongles, foulée et tassée par les grands corps sauvages. Vite s’en aller d’ici avant d’y laisser nos traces et notre odeur de prédateurs!

À la sortie du bois, sur le plateau herbeux où le buissonnage avait retenu trop d’air pour tenir notre poids, nous nous sommes débattus dans le grand blanc en plein vent, mais nous sommes revenus sans nous perdre.

Le prince

Grenouille

Je me souviens d’un autre prince, voir ici: Princesse au bout du quai

 

Le héron bleu

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;;Héron-4        Héron-2

 

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Chronique zoologique-1

Jardin zoologique du Québec (1931-2006).
La fermeture d’un zoo. Bien embêtant de monter aux barricades, mais j’ai pu y faire la tournée des pensionnaires, dont voici quelques-uns des portraits.

En ma qualité d’oiseau bizarre, au nom des kangourous arboricoles, de l’ara hyacinthe, de l’ourse aveugle, du chameau qui pue et, surtout, de Sia, le vieux singe qui ne survivra pas au chambardement; au nom des arbres du boisé menacé; au nom des souvenirs «quatre saisons au zoo» gravées dans ma mémoire, dans celle de mes parents, dans celle de mes enfants… je vous invite à une visite posthume, croquée juste avant la fermeture du parc en 2006.

Zoo-3À gauche, Toupie, la très vieille ourse d’Alaska
Autres photos:
Les grognons grizzlys, Mary et Cody
Les ours polaires, trois pas devant, trois pas derrière
Sophie, la frondeuse chimpanzé
Andrei et Veneska, léopards de l’Amour
Disco, l’hypnotique dendrolague de Matschie
Gilligan, le harfang des neiges
Stewart, le grand-duc d’Europe
Maurice, l’excentrique pigeon Goura de Scheepmaker
Le calao rhinocéros, le cacatoès noir, le petit podarge gris
Le python malais, le porc-épic de l’Inde
Les lémurs catta et vari, les ardents suricates
Les joviales loutres cendrées d’Asie
Les bouquetins souverains, lamas et alpagas, siamangs, muntjacspingouins clowns, lézards à collerette
Tous les volatiles, primates, félins, canins, cervidés, tous les renifleurs, grignoteurs, mâcheurs, cracheurs…
Bonne continuation!

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Suite de la chronique zoologique ici.