Visite dans les archives de mes photos argentiques.
En voici une autre de ma période estudiantine: chute de la Chaudière, gros débit printanier. À l’époque la zone était sauvage, aucun aménagement, aucune clôture, et la paroi était toute givrée. J’étais pas mal intrépide (avoir été ma mère, je m’aurais chicanée).

La forêt, le lac, un bout de quai, un café.
En fond sonore, la pluie des aiguilles d’épinettes, quelques bloups de petits poissons, le ricanement dément du martin pêcheur, celui de l’écureuil roux, le grincement du geai bleu, le cri de la scie, les claquements de la cloueuse, le grognement du compresseur.
Et leurs échos.

Tôt ce matin je déambule de long de mon fleuve.
Marée haute. Jolie brise ouest-sud-ouest, 11 nœuds.
Au loin vers l’amont, un vraquier chargé descend vers le golfe.
Chant du vent, cadence des rouleaux qui frappent la grève.
Parfums revigorants des pins blancs, des rosiers maritimes… et du large.
Nagé encore aujourd’hui mon petit kilomètre dans le beau grand lac.
Bordée de verts profonds, de jaunes, de rouges et d’orangés saisonniers, survolée par quelques voiliers de bernaches.
C’est magique!












Sur le lac Saint-Jean
Du le cellulaire

Le lac, la brise, les oiseaux de passage, la bonne compagnie et la grande paix.

Des flamboyantes couleurs automnales, nous voici en saison de grande subtilité.
