Hier, petit matin en canot dans les nuages – version rivière


Hier, petit matin en canot dans les nuages – version lac



La nuit bien tombée, je m’étends sur le quai dans l’espoir de restants de Perséides.
Récolte: un plongeon de grenouille, un appel de huard, trois étoiles filantes, dont une belle longue près de l’horizon, une dizaine d’avions et…
une pluie de satellites.
Fin de la séance à la levée du vent du nord: 22 h. 22.
Ah, les après-midis d’été!
Séjour en famille sur le bord du magnifique long lac, gonflé à bloc par le déluge de lundi (et sans doute par le réajustement du barrage en aval).
Le quai sur pilotis est à fleur d’eau, la petite plage, noyée.
Au pied de l’escalier abrupt, sur le bord de l’eau: neuf adultes, sept mômes, deux chaloupes, un canot, trois planches à pagaie, je ne sais plus combien d’avirons, cinq ou six planches de «bobysurfing», des ballons, une canne à pêche, pleins de babouches, de serviettes, de vestes de flottaison, de chapeaux, de chaises, de parasols, de gourdes, de canettes, de verres fumés, de gréement de natation, de tubes de crème solaire. Puis, de temps à autres, des vagues de bateaux-à-vagues passant trop près déferlent là-dedans en provoquant un branle-bas-le-combat à la fois comique et un peu inquiétant. Suivi d’une pêche aux objets perdus.
Visite dans les archives de mes photos argentiques.
En voici une autre de ma période estudiantine: chute de la Chaudière, gros débit printanier. À l’époque la zone était sauvage, aucun aménagement, aucune clôture, et la paroi était toute givrée. J’étais pas mal intrépide (avoir été ma mère, je m’aurais chicanée).

Forêt sucre en poudre
Du cellulaire

Forêt sucre en poudre
Du cellulaire


Aulnes et aubépines au pays de Père Noël


Des mini mini mignonnes fées plumeuses bleu-poudre volettent dans les rayons de soleil, il y en a tout plein. Pas facile, mais j’en ai croqué une en vol.

La forêt, le lac, un bout de quai, un café.
En fond sonore, la pluie des aiguilles d’épinettes, quelques bloups de petits poissons, le ricanement dément du martin pêcheur, celui de l’écureuil roux, le grincement du geai bleu, le cri de la scie, les claquements de la cloueuse, le grognement du compresseur.
Et leurs échos.

Tôt ce matin je déambule de long de mon fleuve.
Marée haute. Jolie brise ouest-sud-ouest, 11 nœuds.
Au loin vers l’amont, un vraquier chargé descend vers le golfe.
Chant du vent, cadence des rouleaux qui frappent la grève.
Parfums revigorants des pins blancs, des rosiers maritimes… et du large.
Nagé encore aujourd’hui mon petit kilomètre dans le beau grand lac.
Bordée de verts profonds, de jaunes, de rouges et d’orangés saisonniers, survolée par quelques voiliers de bernaches.
C’est magique!
