Je restaure présentement des photographies (d’auteur inconnu) datant de 1949-1950, à partir de négatifs noir et blanc 2 1/2″ x 4 1/4″ très abimés.
C’est passionnant!
Les ingénieurs créent des routes dans l’arrière-pays du Québec. On les dépose dans la forêt avec leurs équipes et leurs outils, avec leurs tentes, leurs vivres, leurs gamelles, leurs raquettes et leurs chiens…
Ici, l’équipe d’arpentage et de tracé des routes (Côte-Nord, entre Baie-Comeau et Hauterive), est transportée par le bimoteur Toulnoustouk du Canadian Pacific Airlines.
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Le mercredi 8 février dernier avait lieu le Bouillon d’art multi du Musée national des beaux-arts de Québec. Il présentait dans son nouveau pavillon Lassonde les performances de jeunes créateurs: danseurs, musiciens, comédiens, «slammeurs», acrobates… Voici quelques-uns de mes clichés.
Équipe Geneviève Duong – Escalier monumental





Belle idée de fusionner un musicien fou et un instrument démentiel!
En ce dimanche après-midi pluvieux, Willem Tanke et le grand Casavant des Saints-Martyrs-Canadiens nous ont servi une belle joute (sur les oeuvres de Tanke lui-même, de Messiaen et de Bach).
Le grand orgue est une boîte remplie de paysages bucoliques, de clochettes, d’oiseaux, de petits anges et de Saint-Esprit. Il fait semblant d’être inspiré par Dieu mais je suspecte le diable d’habiter ses flûtes.
Aujourd’hui, pourtant, enveloppés d’une musique minimale, mélodieuse, méditative à souhait, on pensait bien s’en être tirés, mais… iiiiiiii, juste avant la pause, un motif «archaïque», grave, cyclique, d’abord discret, puis entêtant, s’est installé… Et puis voilà, en deuxième partie, il est trop tard. D’un pas sombre, le malin s’est rapproché. Il s’abat sur nous dans «une tonalité élargie de la fa dièse majeur», en fortissimo massif! La pièce terminale nous achèvera ensuite dans une dramatique apothéose digne du Big Bang («spectaculaire mais ne respectant pas nécessairement les limites du bon goût», comme le veut une tradition répandue chez les organistes)…
Oui, c’est encore le diable qui a gagné. Une chance, il n’y avait pas d’enfants dans le temple!
L’orgue Casavant résidant en l’église des Saints-Martyrs-Canadiens, photographie tirée du projet Art sacré, actes créateurs
Épreuve originale suivie de la version restaurée.
En l’absence de négatif, j’ai restauré l’épreuve argentique (3 po. x 5 po., sur papier glacé) que j’ai préalablement digitalisée en haute résolution.
Le fichier ainsi restauré peut mesurer jusqu’à 10 po. à une résolution de 350 pixels par pouces.
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Épreuve originale suivie de la version restaurée.
En l’absence de négatif, j’ai restauré l’épreuve argentique (3 po. x 3 po., sur papier glacé) que j’ai préalablement digitalisée en haute résolution.
Le fichier ainsi restauré peut mesurer jusqu’à 10 po. à une résolution de 350 pixels par pouces.
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Épreuve originale suivie de la version restaurée.
En l’absence de négatif, j’ai restauré l’épreuve argentique (3 1/2 po. x 2 1/2 po., sur papier glacé) que j’ai préalablement digitalisée en haute résolution.
Le fichier ainsi restauré peut mesurer jusqu’à 10 po. à une résolution de 350 pixels par pouces.
Pour faire retoucher ou restaurer vos photographies, suivez ce lien.
Photographie datant des années 20, version originale digitalisée suivie de la version restaurée.
En l’absence de négatif, j’ai restauré l’épreuve argentique (2 1/2 po. x 4 1/2 po., sur papier glacé) que j’ai préalablement digitalisée en haute résolution.
Le fichier ainsi restauré peut mesurer jusqu’à 5 1/2 po. x 10 po. à une résolution de 350 pixels par pouces.
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Travail zen, j’adore ça!
En photographie, comme en musique, en ébénisterie, ou en beauté des visages, la retouche et la restauration de pièces anciennes est un travail de minutie, auquel s’ajoute la question périlleuse de «savoir jusqu’où aller». Comme en musique, en ébénisterie, ou en beauté des visages, deux tendances s’opposent : d’un côté, les tenants de la «perfection plastique», de l’autre, ceux qui préfèrent laisser aux œuvres leur facture d’époque.
Il y a bien les modes, mais il n’y a pas de règles, ni de recettes établies. Ainsi, au-delà de sa capacité à manier des outils informatiques hyper performants, c’est la sensibilité du restaurateur qui le guide et qui le définit. Personnellement, je suis «pour» le sépia, «pour» la patine du vieux bois, «pour» le crépitement d’un vieux vinyle, «pour» les pattes d’oies aux coins des yeux…
Voici un exemple de restauration «éthique»:
Photographie d’auteur inconnu datant des années 20, version originale digitalisée suivie de la version restaurée.
En l’absence de négatif, j’ai restauré la mini-épreuve argentique (1 1/2 po. x 2 1/2 po., sur papier glacé) que j’ai préalablement digitalisée en haute résolution.
Le fichier ainsi restauré peut mesurer jusqu’à 10 po. x 6 po. à une résolution de 350 pixels par pouces.
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Nous avons trouvé des carnets d’écriture et quelques lettres de mon arrière-grand-mère, Léontine Bibiane Mallette, datant de la fin dix-neuvième siècle. Humour, fantaisie, émotion et raffinement portés par une délicate cursive à l’encre turquoise sur papier jauni, somme toute très bien conservés.
Ils contiennent l’histoire des familles Malette et Dextrase de Béziers, des réflexions, des hommages, des poèmes, des chansons… sous le titre «Notes et souvenirs de famille, suivi d’un peu de littérature fantaisiste, inédit». Je précise qu’elle a produit au cours de la même époque une trâlée d’enfants. Bref, un trésor inouï!
Quand j’ai du temps, je recopie tout ça, pour la postérité. Voici quelques extraits, dont je n’ai rien corrigé.
«Notes biographiques relativement à la famille Mallette
Grand-Père Pierre Mallette malgré son âge avancé avait conservé les belles couleurs roses de ses joues et à soixante et dix ans il avait encore toutes ses dents saines.
Il ne fumait pas.
Grand-mère était une élégante de son temps.
Beau maintien toujours vêtue proprement portait toujours corsage baleiné à la mode courante de ce temps-là.
Stricte économe laborieuse.
Décès de Grand-Maman en décembre 1878.
Grand-Père en juillet 1884.»
Textes poignants écrits après la mort de son père (en 1888):
«… Je me rappellerai toujours les belles messes de minuit quand la Chorale chantait la Pastorale de Lambiotte, chant préféré de mon père et qu’il s’avait si bien diriger.
Ses derniers moments de vie furent pénibles.
Sa maladie dura quarante jours.
Dans l’avant-midi du jour de son décès (le 2 novembre 1888), il nous fit réunir tous les sept jeunes enfants que nous étions ainsi que notre mère auprès de son lit.
Il se fit asseoir pour nous parler.
Il nous disait d’une voix entre-coupée de soupirs qui ressemblaient à des sanglots.
Mes enfants vous êtes bien jeunes mais souvenez-vous toujours de ce que je vais vous dire pour la dernière fois.
Soyez toujours francs et honnêtes… N’abandonnez jamais votre mère…
À quelque malheur que nous soyions appelés durant cette vie il ne faut jamais oublier de respecter nos parents lesquels après Dieu sont et doivent être tout pour nous…
Moi… j’ai eu un bon père et une bonne mère et aujourd’hui j’ai la suprême consolation de n’avoir jamais failli à mes devoirs envers eux. Quelques instants après il dit à maman «demain je serai mieux».
Dans l’après-midi, alors que Corine revenait de l’exercice de musique à l’église, il lui demanda si c’était la messe des Anges qu’elle pratiquait et comme elle ne pouvait répondre vu son émotion, il entonna d’une voix ferme le «Gloria in exelcis Deo» et ce fut à cet instant qu’il tomba dans l’agonie……………………………………………………………………………………………………………………………………………………..……
–
Des orphelins malheureux ont jadis
Sangloté auprès de votre cercueil
Et depuis les délaissés ont grandi
Leurs cœurs transpercés du glaive de deuil
N’ont jamais cessé de se souvenir
Mais sur la tombe nul ne veut revenir.
Ô! père dormez au lointain cimetière
Votre nom n’y fut pas inscrit sur pierre
Seules… des larmes en ont arrosé la terre
Mais votre âme sur ses somptueuses ailes
Emporte nos prières vers l’Éternel.
–
Un jour en passant devant ce cimetière où repose mon père je me plantai là… longtemps
bien longtemps sans oser en franchir le seuil j’avait envie de m’écrier comme Victor Hugo
«Je ne regrette rien devant ce mur sublime que mon père… oublié!»
–
Détresse
L’ombrage grandissant de la forêt envahissait peu à peu le paysage.
Par-delà les grands arbres, l’orizon empourprée se recouvrant d’un barrage sombre tel un voile de deuil qui prématurément vient obscurcir les destinées. Le toit mousseux de l’antique maison grise se confondait dans la pénombre et les pommiers en fleurs disparaissaient dans le vague.
Un silence monotone planait désormais en ce site austère depuis que l’Ange de la mort y était venu cueillir les plus belles fleurs de l’amitié.
Les orphelins groupés près de la fenêtre close ayant contemplé en silence les dernières lueurs du jour mourant restaient là atterrés dans une tristesse profonde. Le retour du printemps provoquait davantage la désolation la détresse en cette demeure désemparée.
Dès que l’obscurité devenait plus intense le groupe de délaissés chantaient.
Ô! ce chant! c’était un sanglot – en cœur ils redisaient les doux refrains qui naguère illusionnaient leur confiante enfance.
Hélas! heureuse enfance que ton bonheur est de courte durée.
Il ne reste que les cendres du souvenir.
–
Un petit morceau de chanson (probablement 1919):
«Pitou
Chanson commique
(chanter)
Quand j’ai parti d’Chez nous
Papa m’donna cinq sous
M’disant avec ça Loulou
Tu peux passer partout
(parler)
Cinq sous cinq sous
C’était beaucoup
Pour dans c,temps-là, ne riez pas
D’ailleurs j’étais habillée tout en neuf
Un joli petit chapeau d’paille bien fraîche
Puis ensuite pour attacher mes cheveux
Des jolis p’tits rubans couleur de fraise
Des ptits soulier de bœuf
Y avait rien d’mieux
Bon
(…)
… et c’est parti pour cinq couplets!
Voici quelques clichés de la très belle chapelle de la maison provinciale de la congrégation des Sœurs servantes du Saint-Cœur de Marie (secteur Beauport, Ville de Québec). L‘ensemble architectural de valeur patrimoniale a depuis été rattaché à un complexe immobilier. La chapelle a été conservée telle quelle.
Photographies (2016), tirées du livre Art sacré, actes créateurs

Le faubourg Saint-Jean-Baptiste se tient juste à la porte du Vieux-Québec. À l’extérieur des fortifications et de l’ambiance touristique, au cœur de la grouillante vie citadine, on y réside en famille, entre amis, entre colocs… on va voir les copains, bouquiner, prendre un café, une bière, ou casser la croûte au coin de la rue… ou alors on y passe comme on passe saluer la parenté.
Le samedi 30 mai dernier, dans une canicule avant l’heure, le quartier était arrosé en alternance par les lourdes averses et le soleil, éblouissant sur la chaussée mouillée. Température-chef-d’orchestre idéale, luminothérapie / course aux abris, pour suivre les danseurs de tango qui, en troupes, en duos, ou en quatuors, ont investi ce jour-là les boutiques de la rue Saint-Jean, café, bistro, galerie d’art, bibliothèque…
C’était le festif danser-dans-la-rue de la Republica tanguera, une initiative de l’Avenue Tango.
Milonga sur le parvis de l’église de Saint-Jean-Baptiste:
Prestation de Renou Benteau et Christine Simard chez Off, galerie d’art contemporain:
Voir d’autres photos de La Republica tanguera
De retour à la réalité après quelques semaines de farniente et plusieurs kilomètres de style libre en eaux libres.
Sur la côte, que du temps radieux, le vent se levant à l’heure du trop chaud. L’océan limpide. Pour berceuse, le rythme des vagues et le murmure du vent dans les dix fenêtres sur mer de la chambre.
Voir aussi Ocean House, East Coast-1