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Retouche et restauration photographique

Cette photo provient d’une agence de mannequins des années 1960-70.
 

En l’absence de négatif, j’ai préalablement digitalisé en haute résolution l’épreuve argentique originale (11 po. x 13 po., sur papier photo), très abimée.

La restauration a nécessité les opérations suivantes: ajustements, dépoussiérage, réparation des égratignures, des déchirures et des taches, reconstruction des zones manquantes, etc., en respect du caractère original de la photographie.
 
Pour faire retoucher ou restaurer vos photographies, suivez ce lien.
       

Le tango de Claude

Photographie de plateau pour le court métrage Le tango de Claude, réalisé par Romy Boutin Saint-Pierre.
Tournage-03

Yeux bleu ciel

Les mômes de la famille ont décliné un beau camaïeu d’yeux bruns. Olive, noisette, chocolat au lait, espresso, jusqu’à l’hypnotisant noir d’abîme.
Mais hop là, le petit dernier les as bleus.
C’est comme regarder dans le ciel…

Le golf dans le bois

Cinq moussaillons, quatre bâtons, sept (vraies) balles, on s’initie au golf, dans le bois.
Tout en évitant que la chicane ne prenne pour LA balle orange, ou que les moulinets et autres courbes imprévues de balles et de bâtons ne se terminent sur un nez ou un derrière de tête, j’ai fait un petit reportage.
À la fois comique, sportif et… périlleux!
 
Aucun accident, manque peut-être une balle ou deux…
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Couronnement

Les yeux exorbités, «MA SŒUR, EEEEELLE A L’AIME ÇA LES BONBONS!!!», disait mon grand frère quand on était p’tits.
Ah la la, quand craque ton casse-noisette, ta 47, ta broyeuse majeure, la gardienne du calage postérieur de ta mandibule…
C’était ce matin le couronnement définitif. Une interminable cérémonie de plus de trois heures, pour un beau total de 10h30 de dentisterie extrême échelonné sur des semaines.
La reine est morte, vive la reine!
Je me suis vengée en bouffant un bébé-frite/ketchup de la Peltrie en écoutant Mahler pas de bonne humeur.

Banc voyageur

Dans l’intermède entre son départ de chez Jean et… son retour chez Jean, l’antique banc de piano à pattes d’aigles a été pensionnaire chez moi pendant plusieurs années, où il a vécu bien des partys. Je suis heureuse qu’il ait maintenant retrouvé sa maison chez m’sieur Painchaud!

(crédit photo: Éloi Painchaud)

 

Les mots des Goglus

Virus de garderie, tempêtes: trois mois sans voir les oisillons.
Après quelques secondes dans la lune, petit Goglu, trois ans et demi, dit : «Grand-papa, ta maison est trop loin, on peut la mettre plus proche?».

Minute nostalgie

Quand j’étais petite, au temps des parades du Carnaval en famille, je rêvais de devenir majorette. J’avais reçu en cadeau des petites bottes à gogo, blanches avec le zip à l’arrière. Et une imitation du fameux bâton que je me suis férocement acharnée à faire tourner entre mes doigts, comme une «vraie». Mais bon, pas très longtemps, j’ai vite compris que c’était un fiasco.

Je n’ose imaginer ce que ma vie serait devenue s’il en avait été autrement. Je me contente de parfois faire tourner mes crayons de couleurs entre mes doigts lorsque l’inspiration est en suspens et ça, ça fonctionne très bien.

LAL au bois

Pendant que j’étais en profonde contemplation de paysage, la grande épinette, à la faveur d’un coup de vent, m’a balancé un banc de neige.
J’ai tout de suite pensé à mon amie Hélène

Joie!

Mon troisième petit-fils est arrivé sans encombre à la vie.

La liberté

C’est quand même étonnant de voir à quel point certains mots sont galvaudés.
Comme tyrannie, comme solidarité, comme liberté…
 
On traite mon nom de famille d’une manière parfois barbare.

Collation des grades

Y a-t-il un docteur dans la salle?

Comme faufilée par chance entre deux sommets de Covid, c’était la collation, en personne, des grades de 3e cycle de l’Université de Montréal, cohortes 2020 et 2021 confondues. Pendant une couple d’heures nous avons applaudi, l’un après l’autre, quelques centaines de jeunes et moins jeunes nouveaux Ph. D., bigarrés sous les toges, épitoges et mortiers rituels.

En gros plans sur l’écran géant, une succession de mines réjouies sous des masques noirs, une guirlande d’yeux lumineux qui regardent loin en imaginant le futur en mieux. La main à la pâte et l’épaule à la roue, ils sont déjà en route pour améliorer le monde, on se le souhaite.

Ce matin

Moi à petit Goglu verbomoteur, deux ans et trois quarts:
– «Viens ici que je t’emballe comme un cadeau!»
– «Nan, chuis pas un cadeau, chuis un humain!»

Ektachrome 1958

Passée la petite enfance, j’ai eu peu de contacts avec l’homme de carrière qu’était mon paternel. À son décès, il y a bientôt dix ans, il a laissé nombre de collections inimaginables. C’était un «gardeux»!C’était un homme qui voyageait et photographiait beaucoup, depuis bien avant ma naissance. Je viens d’entamer la première des CAISSES de diapositives Ektachrome, bien cordées et en bon état (bien que souvent sans mention des lieux). Je suis forcée de constater qu’il a photographié jadis, et un peu de la même manière, les mêmes sujets que moi aujourd’hui.
Étrange sentiment…

Ici, un crépuscule, je ne sais où, 1958

Ektachrome-01

Verbo/moteur

L’autre jour, j’apporte à mon petit-fils verbo/moteur de deux ans et demie une tomate de mon jardin et des brownies.
Avec son joli minois émerveillé il demande: «Gouloulou, les bownies, ils poussent dans ton jardin?».

Alzheimer

Petite Mémé, atteinte d’Alzheimer, se berce au soleil, sur la galerie de son «campe», sur le bord du lac perdu dans le bois. Comme le flot inépuisable de la rivière, elle raconte raconte raconte (et elle recommence recommence recommence) les vacances d’été en forêt avec son beau Roger et ses enfants, le défrichage et la construction du chalet avec les moyens du bord, la haie d’épinettes qu’elle y a plantée, la beauté des arbres et du lac, des arbres et du lac, des arbres et du lac…

Puis les bras au ciel elle s’exclame: «Ah, mon Dieu, quelle belle vie!»

Mémoires de ma bisaïeule

Tiré des mémoires impressionnantes de ma bisaïeule Léontine:

Je suis la Lionne,
La Lionne au cœur d’or,
En Dieu je pardonne,
Et je fais du bien
À qui me fait tort,
Mais JE ME SOUVIENS

Extrait de
«Vains regrets, du journal de La Vie de L. B. Mallette»
Juillet1923

D’autres textes dans son carnet d’écriture

The Bottom of the Heart

11 septembre 2001…
Il y a vingt ans, j’avais fait ce petit pastel, pour envoyer aux copains de New York…

Bottom of the Heart-LAL

La belle dans le bois

Quand t’es le troisième homme sur le chantier de déconstruction, ça te prend des bottes d’homme, bien armées.
J’en ai trouvé une paire dans le fond du cabanon.

Déconstruction

Prismacolor 1023 : Bleu nuage

Promenade molle en cette matinée caniculaire déjà poisseuse.

Gorgé des pluies tropicales d’hier, immobile entre son inspiration et son expiration, le grand fleuve se repose très haut à l’étale. Le ciel et l’onde se mirent l’un dans l’autre à l’identique. À part, là-bas, une roche à fleur d’eau avec son grand héron qui tient la pose, ailes grandes ouvertes, bec au large du paysage bleu nuage.

Me croisent bruyamment deux vélocipèdes véloces tout équipés, bariolés comme des bibittes et déjà fort ruisselants, le temps d’entendre l’un crier à l’autre : «on remettra notre séance de contemplation à un autre jour!».