Les vieux murs

Les remparts et la citadelle de Québec sous la pleine lune.

Minéral breton

Minéral breton-1
Minéral breton-2       Minéral breton-3
Minéral breton-4       Minéral breton-5
Minéral breton-6       Minéral breton-7
Minéral breton-8       Minéral breton-9

Dans les cimetières de Québec-2

Photographie tirée du livre Cimetières de Québec

Cimetieres-2

 

Dans les cimetières de Québec-1

Photographies tirées du livre Cimetières de Québec

Nos cimetières, leurs parcs, leurs monuments et les signes qui y sont déposés par leurs visiteurs sont les empreintes que laisse notre société de sa culture et de son rapport à la mort.  Résistant partiellement aux affronts du temps, ils sont également des musées à ciel ouvert relatant le passage de quelques générations d’hommes et de femmes en terre d’Amérique au fil de quatre siècles. Ce livre est une promenade tranquille à travers les lieux de sépulture de la ville de Québec. Au gré du climat, en visiteurs de passage, mon collègue Daniel Tremblay et moi avons parcouru tous les cimetières d’ici: sites privés, paroissiaux, conventuels, cimetières jardins, columbariums, cryptes, ossuaires…, dont plusieurs sont inaccessibles au commun des mortels. Nous y avons photographié la matière, la lumière et l’espace qui composent  la beauté, souvent formelle, parfois insolite ou troublante, de ces lieux de recueillement.

 

Dans les églises de Québec-3

Photographies tirées du projet Art sacré, actes créateurs

Je suis sous le charme de ma ville, de son relief, de son fleuve, de ses gens, sous le charme de son architecture et de son patrimoine. Depuis plus de 20 ans, mon collègue Daniel Tremblay et moi-même photographions Québec, pour le plaisir, mais avec un intérêt marqué pour son patrimoine bâti, et une urgence particulière pour celui qui est menacé.

Les lieux de piété érigés ici depuis quatre siècles sont à plus ou moins long terme appelés à un changement de vocation, sinon condamnés à la disparition. Au cours de trois ans années de travail, nous avons photographié plus de 120 églises catholiques et protestantes, d’avant et d’après-guerre, chapelles et chapelles conventuelles de toute la région, dont une douzaine sont disparues depuis.

En marge de son concept architectural et de sa dimension historique, chaque église présente des qualités esthétiques et une richesse artistique qui lui sont propres. À l’instar du portrait, notre photographie présente le visage de ces grandes réalisations en soulignant leur originalité et leur personnalité. Au-delà de l’imagerie conventionnelle, le patrimoine exposé dans Art sacré, actes créateurs révèle également les courants artistiques liés aux bouleversements culturels et économiques qu’a connus la capitale depuis sa fondation.

Groupées autour de six grands thèmes, plus de 200 photographies couleur et noir et blanc décrivent tantôt la beauté somptueuse des églises de Québec, tantôt leur intimité lumineuse.

Notre livre est un hommage aux générations de créateurs et de bâtisseurs, artistes et artisans d’ici qui nous ont légué cette richesse collective. Ce grand œuvre public, bâti, incendié, reconstruit, démoli, restauré, recyclé… constitue à la fois notre patrimoine et le visage de notre ville.

 

La promenade du junco

Le minime junco ardoisé, l’air d’un petit poulet en habit de deuil, traverse furtivement, en diagonale, mon jardin. Comme en danger, comme en urgence, il sautille, picore, sautille, picore, et sautille et picore encore.
Fructueuse fuite.

 

La glace à la plage

En ces temps de fonte des glaces sur le fleuve, il n’y a pas assez de mots pour décrire la couleur et la matière.

Les bleus acier, aigue-marine, ardoise, azur, cobalt, cyan, lapis-lazuli, lilas, lune, nuit, outremer, paon, pers, pétrole, Prusse, roi, sarcelle, turquin, turquoise… Miroir, ivoire, verre, ardoise, néon, placoplâtre, feutre, ouate, dentelle, meringue, biscuit, sucre d’orge, sucre en poudre, crème fouettée, barbe-à-papa…

 

Petites scènes de chasse

Il fait froid, mais il fait beau.

Le soleil commence à réveiller les chaumières, les tanières et les ventres creux.
La ribambelle des trotte-menu, petit fretin, est en balade.
Elle sautille, gambade, explore, joue et… cherche quelque chose à se mettre sous la dent…

La souris se promène…

Petite chasse-1

Elle danse, même!

Petite chasse-2

L’écureuil cueille les cocottes

Petite chasse-3

Les cocottes

Petite chasse-4

Hop, le lapin!

Petite chasse-5

Oups… un renard!

Petite chasse-6

Hélas, la souris a croisé le renard…

Petite chasse-7

Le harfang aurait-il croqué le renard?

Petite chasse-8

Allons-nous-en d’ici!

Petite chasse-9

FIN

Petite chasse-10

Edward Burtynsky

Voyez les photographies d’Edward Burtynsky, effroyables, magnifiques, essentielles: http://www.edwardburtynsky.com/

 

Je voyage en cuisine

Sur le mur de la cuisine, des dizaines et des dizaines de cartes postales que, traditionnellement, mes amis m’envoient de leurs voyages, se juxtaposent, se superposent et se volent la vedette depuis des années.
Vivant fouillis, jolie tapisserie bigarrée. De la Terre-de-feu au Grand-Nord. Du Japon, vers l’ouest jusqu’à la Chine. Villes, ruelles, montagnes, déserts… des plages, des vagues et l’océan… des châteaux, des fresques, des tableaux… gargouilles, taxis, kitscheries et quétaineries… un maringouin pétrifié, quelques animaux, deux danseurs de tango…

Ce matin, j’ai tout «dépinné». Ça me fait tout drôle. La cuisine semble plus petite. Comme si l’Univers l’avait quittée…

 

Décès de Roger

Patriarche aimant, époux enveloppant, beau-papa, papa d’amour et grand-papa-gâteau, Roger est décédé le 24 novembre à l’âge vénérable de 94 ans.

Après l’avoir déjouée plus souvent qu’à son tour, il a été rattrapé dans ses derniers retranchements par la grande faucheuse.
Le colosse, le pionnier, le vétéran est tombé. C’était son heure. Il s’en va rejoindre son bataillon.
Il était croyant alors: Dieu ait son âme!

 

Chien de jardin, chien de Noël

Éberluée!… est Mali, assise au milieu du jardin à regarder la première neige tomber, l’air de se demander «Mais qu’est-ce que c’est que ça?!».
Chien de Noël!

 

Tempête sur la côte

Une guerre fait rage sur l’autre versant des dunes, l’océan est déchaîné.

De loin en loin, sans relâche, la sirène hurlante d’un vent halluciné.

Les foins giflés, couchés.

On entend, jusque dans la poitrine, le tonnerre des grandes déferlantes battant la côte sur son flanc, roulement de timbales géantes.

Et le râle puissant du ressac aspirant l’âme du continent.

 

Blues de novembre

Blues de novembre

Quatre voix d’hommes

The Hilliard Ensemble livre a capella des chants traditionnels arméniens.

Les voix, comme l’orgue, soufflent comme le vent et sonnent comme les cloches.

Contre-ténor, voix d’altitude, voix de l’esprit, effleure le sommet du crâne, la racine des cheveux.
Ténor, voix de tête, voix d’intelligence, résonne aux tempes.
Baryton, voix du sentiment, voix des élans, des tourments, touche l’atlas, caresse la nuque.
Il ne manquait que l’envoûtante basse, voix de chair et de terre, celle qui ébranle les barreaux de la cage.

 

Le tango l’automne

Tango-1

Tango-2

Tango-3

Tango-4

 

Retour d’Italie

Revenir de chez ma folle amie, c’est comme revenir d’un chez-soi-en-Italie!

Hélène n’a pas son pareil pour illuminer son petit logement loué à pépé Paolo. Pour colorier sa cuisine, sa cour, son amitié. Elle n’a pas son pareil pour venir à notre rencontre en courant, le sourire géant, nous ramasser à bras le corps comme une vraie mamma, et sur-le-champ nous faire visiter son jardin.
Elle n’a pas son pareil pour faire d’une minuscule cour métropolitaine un potager méditerranéen, généreux et luxuriant jusqu’en octobre, qu’elle transporte amoureusement jusqu’à sa table. À côté du pommier, des pruniers et des lilas au repos qui ont livré leurs parfums, leurs fruits ou de joyeuses confitures, des brassées de légumes foisonnent encore dans une indiscipline toute latine. Tomates et aubergines, bien mûres, pendent à leurs plants, melons et courges de toutes les couleurs rampent paresseusement autour d’autres végétaux rendus. Une jeune vigne commence à se délurer dans les treillis. Terrasse digne d’une cour romaine avec sa main courante de marbre, sa balustrade de briques ajourées, son fer forgé. Partout des fleurs impossibles, et les grandes trompettes bleu ciel des volubilis qui enlacent la clôture, l’escalier, les murets, bordent la galerie et débordent du patio dans un fouillis extraordinaire.
On ne se fait pas prier, ensuite, pour s’asseoir à la table de sa minuscule cuisine ensoleillée sans autre intention que de se vautrer dans une paella gargantuesque et dans l’amitié, à boire du bon rouge, à refaire le monde une centième fois et à rire de nos vies depuis le printemps, sans démordre, sans pâlir, jusqu’au petit matin.

Décalage à prévoir au retour.

 

Tango sur les Plaines d’Abraham-4

Tango sur les Plaines d'Abraham-9  Tango sur les Plaines d'Abraham-10Tango sur les Plaines d'Abraham-8

 

Tango sur les Plaines d’Abraham-3

TangoKiosqueEdwinBélanger-4

 

Tango sur les Plaines d’Abraham-2

TangoKiosqueEdwinBélanger-6       TangoKiosqueEdwinBélanger-7       TangoKiosqueEdwinBélanger-5