En arrivant à Québec
Fatigue, pluie battante, brouillard, travaux, embouteillage…
Minute nostalgie
Film de l’ONF: Pauline Julien, intime et politique
Très beau documentaire sur une grande dame et sur une tranche mouvementée de l’histoire du Québec.
M’a rappelé les militaires armés venant chercher les filles de politiciens à la porte de mon école secondaire pendant la Crise d’octobre… les manifs auxquelles j’ai participé avant l’âge… les gars qui partaient travailler dans le nord pendant des mois… la chanson, la poésie et les grands discours québécois enracinés dans les belles grandes idées de pays.
J’ai pleuré.
Coast Guard Beach, Eastham


J’y vais… ou j’y vais pas?

Ma méditation à moi
JEUDI
C’est ma méditation matinale à moi.
Je regarde le héron.
C’est la pêche au ralenti.
En sculpture élégante, immobile sur ses longues pattes-branches piquées dans le courant de la marée baissante, le bec-harpon visant à gauche, il attend.
Un bon moment.
Imperturbablement.
…
Changement de stratégie, variation de l’angle, visée un quart de tour à droite.
…
Au bout d’une éternité, il décoche!
Petit déjeuner!
VENDREDI
Comme une apparition de science fiction, le grand héron surgit entre les cimes, éclair bleu et gris en plein soleil. L’air complètement ivre, il vire, pique, remonte et tournoie, acrobaties risquées pour ses longueurs de cou et de bec, d’ailes et de pattes (l’envergure totale du grand héron bleu atteint entre 1,83 et 2,14 m.), je crains qu’il ne se démembre, qu’il ne s’auto-tricote, qu’il ne s’écrase comme un avion dans la falaise… Que lui arrive-t-il?
Au tournant du sentier, je vois la scène: il est poursuivi par un drone.
– Mais vous affolez le héron!
– Ah c’est un héron? Il vient souvent ici?
– Bien… ici, c’est chez lui!
– (rigolade)
…
Triple idiot.
Canicule
Ce qu’il y a de bien avec une canicule, c’est que tout le monde ralentit à ma vitesse.
Sauf quelques étranges spécimens fluo qui passent en courant (je crois que ce sont des extraterrestres).
Après l’orage
Hier soir, après l’orage, le coucher de soleil était d’un jaune aveuglant inouï. Je l’ai manqué…
Mais, accompagnée du chant de la grive, j’ai croqué le crépuscule, tout aussi époustouflant, jusqu’à nuit noire (ici, des mammatus).










































