Un bon pied de folle neige à raquettes: hop dans le bois, hop dans le champ, hop sur le marais pas encore gelé…
PAN! le gibier atteint est à l’eau.
Dans l’enthousiasme pour le cueillir, le canot a versé.
Sa veste n’était pas attachée,
le jeune est mort, noyé.
Au bord du fleuve, sous un ciel immaculé, l’air est vif et le vent de février mordant.
Marée baissante.
Soumises à la gigantesque vague planétaire, les eaux du fleuve se ruent vers l’océan en charriant des tonnes d’icebergs en mille miettes. Dans un vacarme de débâcle et de vitre broyée, le train des glaces libres se frotte au passage à la banquise qui, prisonnière de la baie, grince, gronde et explose sous la force implacable.
Au loin, sur l’autre rive, la bourrasque soulève au soleil la poudreuse tombée ces derniers jours. À fleur de chenal, on voit la batture chatoyer comme l’or et l’argent sous la lumière oblique de 16 heures.
Hier, 10 octobre, j’ai nagé mon petit kilomètre dans le lac (oui, un peu plus vite que d’habitude, mais bon).
Étrange, quand des voiliers d’oies passent au-dessus…
J’ai beau être une ourse polaire, y a pas à dire, le climat se réchauffe!