Sweet sixties, flower power, road trip…

Au beau milieu des restos pour touristes, en plein après-midi triste, je cherchais un refuge.

Sur la vitrine, écrit à la main: Chez José, cuisine de quartier. À travers la vitrine, éparpillés et dépareillés, quelques tables, quelques flâneurs. J’y suis entrée comme on entre dans un aquarium, à reculons. Espace réduit, comme un coffret. Parfum de coriandre fraîche. Au plafond, posters de vagues géantes et de surfeurs. «Ah, le Pacifique…», me dis-je. Poissons naïfs multicolores barbouillés à la grandeur des murs. Jeunes qui jasent d’emplois, d’appartements, de voyage. Musique de vacances…

Au menu: soupe-sandwich-café-viennoiserie. Un grand bol-piscine où toute la mer flottait, appétissante, dans ses coquillages. Petit pain comme on n’en trouve pas. Café, dont un seul justifie tout un après-midi. Qu’avais-je besoin de plus?…
– «Réconfortant!» dis-je au garçon. «Merci, sympa!», répondit-il candidement. «Toi-même!». pensai-je…

Qu’est-ce que j’aurais eu envie de monter illico dans mon vieux Westfalia et de m’élancer droit devant moi, cap au sud-ouest, de traverser le continent sans arrière-pensée, vers le soleil, vers l’océan, vers l’insouciance.

Il faisait soleil en sortant…

Vive la grande déferlante qui nous porte loin avec style!

 

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