Panorama champêtre aux fleurs indigènes. En vedette: asclépiade, aster, verge d’or.
Et le nichoir à merlebleu de l’Est.
Bel octobre, quelque part à Saint-Ferréol-les-Neiges


Revenir du Kamouraska «vent arrière» sur la route des Navigateurs…
Remonter le grand fleuve en s’arrêtant à chaque quai, à mesure que le soleil oblique, à mesure que le vent escalade l’échelle de Beaufort, mariant la science à la poésie: «jolie brise», «bonne brise», «vent frais», «grand frais»…
Rentrer avant le «coup de vent».
Kamouraska, Saint-Jean-Port-Joli, L’Islet-sur-Mer, Berthier-sur-Mer…
Vent tourné au «grand frais», à Berthier-sur-Mer


Promenade molle en cette matinée caniculaire déjà poisseuse.
Gorgé des pluies tropicales d’hier, immobile entre son inspiration et son expiration, le grand fleuve se repose très haut à l’étale. Le ciel et l’onde se mirent l’un dans l’autre à l’identique. À part, là-bas, une roche à fleur d’eau avec son grand héron qui tient la pose, ailes grandes ouvertes, bec au large du paysage bleu nuage.
Me croisent bruyamment deux vélocipèdes véloces tout équipés, bariolés comme des bibittes et déjà fort ruisselants, le temps d’entendre l’un crier à l’autre : «on remettra notre séance de contemplation à un autre jour!».

Jour de promenade au paradis, là où les végétaux se conjuguent au gré de leurs affinités.
C’est échevelé, cacophonique, gargantuesque, capiteux…
En vedette entre le fleuve et le cap :
Rosiers d’embruns, caille-lait et vignes des rivages, vesce, gesse maritime, silène et trèfle rose, asclépiades, herbe-à-puce et vinaigriers, chiendent, folle avoine, fléole des prés, et tous les petits fruits encore en fleurs.

Le premier mai bourgeonne à ma fenêtre mettant en vedette: érables rouges, érables à sucre et le magnolia de Josette.
