Les ponts

Par un aveuglant matin de printemps, au-delà du brouillard anonyme, un arbre échevelé m’a fait signe
J’ai lancé un pont

Tout un été j’ai rêvé
Un arbre, une île, velours bleu, sable blond

Par un glacial matin d’hiver je me suis réveillée, fracassée dans les rochers
Le mirage s’était vaporisé

Par les matins chagrins, à l’appel des cornes de brume, je descends au rivage
Au hasard je jette des ponts vers le large
Mais ils se perdent dans le crachin
De l’autre côté, hélas, il n’y a plus rien

 

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