Le 12 février, comme le reste de l’année, j’ai acheté la culture québécoise.
Régulièrement, en jardinant, j’entendais, dans le lointain, un piano. Un piano jouant Chopin magnifiquement. Mais un piano humain qui, à travers les envolées fluides, parfois s’arrête, cherche, bouscule un peu, recommence.
À la faveur d’une promenade au bon moment, j’ai trouvé la maison, au bout de la rue. Monsieur Bernard, appuyé sur son râteau, y faisait semblant de jardiner en écoutant la musique qui s’échappait, vive, du carreau de la lucarne. C’est votre épouse qui joue ainsi? Non, c’est mon fils, m’a-t-il répondu dans une inspiration honorée. L’ado singulier avait eu le goût du piano sur le tard mais ne le quittait plus.
Aujourd’hui pianiste concertiste de renommée internationale, Maxime Bernard jouera Chopin au Palais Montcalm.
Forêt sucre en poudre
Du cellulaire

Forêt sucre en poudre
Du cellulaire


Aulnes et aubépines au pays de Père Noël


À l’étage de la chapelle des Jésuites, le dessin naïf et aéré des vitraux laisse voir le décor citadin de la rue D’Auteuil, au cœur du Vieux Québec. Ces vitraux ont été conçus dans les années 90 par un des jeunes en difficulté ayant à l’époque participé à l’aménagement de la Maison Dauphine avant de devenir lui-même intervenant de rue. Au rez-de-chaussée se trouve donc la Maison Dauphine et son École de la rue, refuge, rempart et tremplin pour les jeunes itinérants.
Photographies (2016), tirées du livre Art sacré, actes créateurs


Mes voyages en cartes postales
Les cartes postales, les vraies, en vrai carton, avec un vrai timbre dessus, avec le timbre oblitéré, et mises dans une boîte aux lettres dans le pays d’origine, j’adore ça! Quelques-uns de mes proches le savent et se prêtent en rigolant à ce petit jeu qui, parfois, et de plus en plus, leur demande efforts et ingéniosité.
Je vous laisse vous imaginer en train d’expliquer à un unilingue chinois (et bien avant de savoir où les trouver) ce qu’est, au juste, une carte postale, un timbre, un bureau de poste… et pourquoi, au juste?
Vient d’arriver de Nanning, province du Guangxi, Chine:


J’ai eu le plaisir d’être la photographe officielle de l’édition 2025 de l’événement international de tango ENCUENTRO MARIPOSAS qui se tenait à Québec du 10 au 13 octobre dernier. Voici quelques-unes de mes photographies.
MILONGAS EN SOIRÉE
DJ Andy Stein, Virginie, É.-U.
DJ Vincent LLama, Vancouver, BC
DJ Diane Hainse, Québec, QC

MILONGAS D’APRÈS-MIDI
DJ Andrea Shepherd, Montréal, QC
DJ Lyson Marceau, Montréal, QC
DJ Hugo Denis, Québec, QC

Les DJ: Diane Hainse, Vincent Llama, Lyson Marceau, Hugo Denis, Andrea Shepherd, Andy Stein

L’organisatrice Diane Hainse:

On se voit l’année prochaine!

Des mini mini mignonnes fées plumeuses bleu-poudre volettent dans les rayons de soleil, il y en a tout plein. Pas facile, mais j’en ai croqué une en vol.

La forêt, le lac, un bout de quai, un café.
En fond sonore, la pluie des aiguilles d’épinettes, quelques bloups de petits poissons, le ricanement dément du martin pêcheur, celui de l’écureuil roux, le grincement du geai bleu, le cri de la scie, les claquements de la cloueuse, le grognement du compresseur.
Et leurs échos.

Tôt ce matin je déambule de long de mon fleuve.
Marée haute. Jolie brise ouest-sud-ouest, 11 nœuds.
Au loin vers l’amont, un vraquier chargé descend vers le golfe.
Chant du vent, cadence des rouleaux qui frappent la grève.
Parfums revigorants des pins blancs, des rosiers maritimes… et du large.
On pense tout de suite à la grand’messe, à Noël, aux bigotes, au Fantôme de l’Opéra, à un arrière-plan musical ennuyant.
Pourtant, lorsqu’il trône à la tribune, au cœur d’une vaste nef néo-romane de bois et de pierre de plus d’un siècle. Quand c’est un beau grand Casavant, Opus 1732, 4 claviers, 85 jeux, 112 rangs, 6186 tuyaux, construit en 1942. Quand il est soliste en concert, sous les ordres d’un maestro, c’est une tout autre affaire.
Assister à un concert de grand orgue solo in situ est une expérience hors du commun. On s’assoit sur le banc de bois, on ferme les yeux, on éteint le cerveau. Les ondes sonores envahissent tout l’espace et nous prennent tout entier. L’on se joue de nous, l’on devient soi-même l’instrument de musique, des papillons dans la tête, une brise alpine dans la poitrine, des caresses le long du dos, un rugissement de torrent au creux du ventre… Et toujours, au bout du voyage, on est emporté par le crescendo de sa grande finale triomphante.
Festival d’orgue du printemps à l’église Saint-Roch, gratuit, tous les mercredi midi de mai.
À la cabane à sucre, il fait chaud dans les vapeurs de l’évaporateur.
