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Août au lac

Les intrus à moteur son partis.
Mon beau grand lac a retrouvé la tranquillité d’août. La forêt et sa petite faune sont les premiers à reprendre leurs droits.

Ah, le plaisir de nager seule dans un grand lac à l’onde fraîche. Au-dessus, une buse joue au planeur dans les courants d’air chaud. Dans le royaume à grenouille, N’Héron, le grand bleu, fait la branche sur ses échasses en attendant que son goûter passe par là. Riquiqui, le Martin-pêcheur fou, se garroche à l’eau puis se sauve, menu fretin au bec, dans un joyeux bruit de crécelle. Jo et Josette Huards, au rire dément, émergent ici, puis coulent là, puis ré-émergent… tiens, où donc cette fois?

Avec le «silence» du lac et de la forêt touffue: ténus clapotis, bourdonnements des demoiselles, craquettements des cigales, petites notes sifflées, nasillardes, ou flûtées des volatiles invisibles dans la frondaison, chiffonnements trotte-menu dans le couvre-sol craquant, cris de guerre de l’écureuil roux, au loin la mitraillette du grand pic et le houhou-hou-hou-houhou «disco» de la chouette. Avec le long vent d’ouest qui prend son élan loin au-delà des limites du lac pour venir s’enchevêtrer en murmurant aux sommets des grands pins.

 

Framboises noires

Sur MA plage au bord de MON fleuve, les framboises noires sont belles et mûres.
Doux délice, un peu framboise un peu cassis.

Griserie fleurie

Sur MA plage, les tilleuls sont en fleurs.
Indéfinissable parfum que j’essaie pourtant à chaque année de définir. Encore une fois, j’ai longé le fleuve pendant des heures, une bractée fleurie sous le nez, en cherchant les mots fidèles au bouquet.

L’an dernier j’avais décrit : miel, concombre avec un soupçon de vanille. Ce matin, le miel et le concombre se confirment et le thé vert remplace la vanille. Égale séduction.

Si vous avez un tilleul à votre portée, allez vous mettre la face dedans au plus vite pour en respirer le parfum subtil. Après les grosses pluies attendues cet après-midi, il n’en restera rien.

Chez Dr Sun Yat-Sen

En avril, Vancouver est en fleurs. Pommiers, pruniers, cerisiers, magnolias, camélias, rhododendrons…
Visite du magnifique jardin zen du Dr Sun Yat-Sen.

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Pays de glace

Pays de cristal

Verglas

Illustration musicale

(hier soir à la plage)

Sous les assauts de l’hiver impatient, le fleuve déploie son jupon de frasil
Froufrous de crinolines le long de ses flancs
soyeux clapotis de perles
bruissements de dentelles
et froissements de soies
que les vagues bercent en respirant lentement dans le froid
Menuet
Et petite musique de nuit

Fin de journée dans la baie

             

Après l’orage

Hier soir, après l’orage, le coucher de soleil était d’un jaune aveuglant inouï. Je l’ai manqué…
Mais, accompagnée du chant de la grive, j’ai croqué le crépuscule, tout aussi époustouflant, jusqu’à nuit noire (ici, des mammatus).

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La nuit tombe

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Pique-nique dans le vent sous les grands érables rouges: salade de samares.

En fleurs à la plage

En fleurs ce matin à la plage, les belles sauvages:
les petites poires des amélanchiers, les tapis de fraisiers, la triste ancolie, la bande de joyeux trilles rouges et, fin seul, le sabot de la vierge.
Puis, directement sous mon nez comme jamais, le spectacle du pic, pas le minus, ni l’échevelé, mais le grand, celui avec le casque de vélo et la plus grande mitraillette.

Pluie battante

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Pluie

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La cabane

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Dans le grand blanc

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Chouette!

Hier

Trop tard pour une expédition, j’irai juste me promener sur la route de campagne, à deux pas de chez moi…
Je n’ai pas bien planifié, la pluie de la semaine dernière l’a transformée en patinoire. J’emprunterai donc la piste qu’une motoneige perdue a laissée dans le champ.

L’air sibérien de janvier a tiédi. À fleur de neige bleue, la lumière orangée de fin d’après-midi joue à travers les arbres endormis à l’orée du bois. C’est magnifique.
En quelques acres, la pente monte sans presse sur le coteau. Au-delà de sa crête apparaît tranquillement le squelette dégarni de la grande épinette. Plantée à côté d’un ruisseau, cernée d’un bosquet d’aubépines, elle trône là depuis des lustres, témoin périmé du grand défrichage agricole. On la connaît bien. Du plus loin que je me souvienne, c’est là que du vivant de mes chiens on allait faire une pause. L’arbre est seul sur le plateau, mirador par excellence pour le vieux harfang qu’y s’y postait quotidiennement, l’œil aiguisé, à l’affût. Nous approchions délicatement pour ne pas perturber la chasse silencieuse de l’oiseau zen. Il dévissait bien la tête dans notre direction, mais semblait rapidement considérer que ma bête était trop grosse pour faire son gibier. S’assurant qu’on était bien sages, il se revissait et rajustait son regard embrassant les alentours garde-manger. On ne l’a pas vu depuis quelques années.

À près d’un kilomètre encore, il y a, il me semble, quelqu’un perché sur la plus haute branche de notre épinette. Non, ce n’est pas maître ookpik : trop gros, trop foncé, trop ébroué dans le vent. Quel est donc cet oiseau?! Je m’approche au pas de promenade. Je m’approche en me demandant si je ne suis pas en train d’être mystifiée par un sac-poubelle agrippé à un arbre. Je m’approche encore… La piste qui me porte longeant le champ en parallèle est trop éloignée, j’opte pour une franche perpendiculaire dans l’étendue immaculée. Mais voilà que, quelques dizaines de mètres plus loin, le couvert de glace cède sous mon poids et me laisse embourbée jusqu’aux hanches. Me débattre est vain, pas moyen de continuer. Levant les yeux dans le contrejour, je distingue de loin une belle queue et le profil plat d’une grosse tête ronde qui aurait mis son capuchon bordé de minou. Juste à temps pour voir s’envoler l’imposant et majestueux oiseau. Plus farouche que son cousin harfang, la chouette lapone importunée s’élance déjà, en silence, au ralenti, deux coups d’ailes sûrs, une longue et belle glisse planée en rase-mottes, puis elle disparaît dans le boisé.

 

Redoux

On a retrouvé le ruisseau caché au cœur du boisé. Tapi au creux d’un vallon étroit, il serpente tranquillement à l’abri du vent. Promenade singulière : on s’en va descendre son cours. À force d’années qui passent, plusieurs arbres en barrent maintenant le chemin. De toute évidence, outre la très affairée gent trotte-menu, personne ne s’y est encore aventuré, le sentier imaginaire est immaculé.

L’entreprise s’avère acrobatique à enjamber les troncs ou à ramper dessous dans la poudreuse profonde. Lourdes enjambées oursonnes étouffées dans la ouate, aucun bruit. Un peu plus loin en aval, le vallon s’élargit et s’accidente. Comme en cachette, à quelques centimètres sous nos pas, le ruisseau s’abreuve, se gonfle, accélère, puis dégringole la cascade. On l’entend rigoler doucement sous l’édredon puisque c’est là qu’il devient rivière. En contrebas, l’eau agitée ne tient plus la neige. Changement de direction : on escalade. La pente est abrupte et bien ensevelie, empêtrés dans nos raquettes on jouera deux ou trois fois à l’avalanche avant de s’en extirper sains et saufs.

Sur la crête, on longe encore un peu notre cours d’eau en zigzaguant entre les feuillus avant de s’enfoncer au hasard dans le bois. Tiens, allons par là.
On bute sur une zone barbelée d’aubépines? Qu’à cela ne tienne, allons plutôt par là.
Tiens, un grand pic en habit de carnaval.
Tiens, dans l’arbre, une cache de chasseur.
Tiens, une sente d’ongulés.
Tiens, un chevreuil passe en silence.
Tiens, un autre… et un autre…

De tiens en tiens, on se retrouve, comme dans un conte, en plein cœur du chez soi, intime mais déserté, de la famille chevreuil. Sur plusieurs mètres autour d’une épinette noire géante, la neige est grattée et piétinée par les pattes à ongles, foulée et tassée par les grands corps sauvages. Vite s’en aller d’ici avant d’y laisser nos traces et notre odeur de prédateurs!

À la sortie du bois, sur le plateau herbeux où le buissonnage avait retenu trop d’air pour tenir notre poids, nous nous sommes débattus dans le grand blanc en plein vent, mais nous sommes revenus sans nous perdre.

Minute nostalgie

Cette folle météo des derniers jours me rappelle une folle semblable, quelque part à la fin des années 70. C’était l’époque des fleurs, du pot léger et du pays rêvé. C’était aussi l’époque sans ordinateur, sans téléphone «intelligent» et sans la météo en ligne.

Tout au bout de la route, le CEGEP avait été surpris par la tempête de neige en fin d’avant-midi, en plein cours de Philosophie de l’art de M. Hébert qu’il n’était pas question de quitter. Panne d’électricité majeure, routes fermées, la ruée vers les derniers autobus avait laissé quelques dizaines d’étudiants derrière, allions-nous devoir passer la nuit à l’école?!

Étranges heures à flâner dans les corridors du collège engourdi sous un blizzard violent, à se fabriquer en rigolant un jeu de carte maison avant la noirceur. Dehors, la tempête ne dérageait pas. Il fallut ce qu’il fallut. En caravanes aveugles à travers la bourrasque, les gars ont été dirigés vers la résidence des gars, les filles vers celle des religieux dans le pavillon voisin. Comme en monastère, y régnaient un silence méditatif et quelques murmures de prières venant d’on se savait où. On a bien dû être nourris mais ma mémoire n’en a rien retenu. En catimini, en soirée, bien bougrinées, on est allées sans se perdre rejoindre les gars pour un poker à la chandelle. Personne ne s’est enrichi, personne ne s’est appauvri, mais ce qu’on a pu rire!

Le lendemain, au réveil, le campus n’était plus qu’un lisse désert arctique aveuglant, à perte de vue sous un ciel immaculé. Comme aujourd’hui. Au chaud dans le petit salon austère avec mon amie Dominique, on a refait le monde tout l’après-midi en écoutant la Récolte de rêves des Seguin…
«Le long d’un grand pays de neige, les arbres se sont endormis et c’est l’hiver…»

Crépuscule sur le lac

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Chez le héron bleu

Héron

Chez le héron bleu

Héron

Vue

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Concombre au miel, avec un soupçon de vanille!

Je me suis promenée longtemps, une bractée de tilleul en fleurs sous le nez, en tentant de décrire ce parfum enivrant… Oui, c’est à peu près ça, concombre au miel avec un soupçon de vanille.

Les arbres plus précoces sont en fleurs, faut cueillir tout de suite, avant la pluie.

Les Jardins de Quatre-Vents, Charlevoix

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