Articles étiquetés: musique

Souper avec les «amis de gars» et deux guitares

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Le piano en question

Joie!
Aujourd’hui, je deviens officiellement la mère adoptive du fameux piano bourlingueur qui était en pension chez moi depuis plus de dix ans.
Lire la vie du piano de M’sieur Painchaud:

Piano

Les concertistes

Ce matin, Goglu et le petit Hibou, à l’âge tendre des couches, ont trouvé les flûtes à bec: concert tonifiant!

Lost In Maine

Lost in Maine’s backcountry like in a Stephen King’s weird story.
Wandering like a ghost.
Listening to Timber Timbre’s Demon Host.

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RIP Bernard Landry

DÉLICIEUX!

Extrait de l’hommage d’André Boisclair à Bernard Landry (1937-2018), Premier ministre péquiste du Québec (2001-2003):

««Un peuple qui ne connaît que les refrains est voué à un destin mineur», lance Bernard Landry, alors vice-premier ministre et ministre des Finances, au début d’une réunion hebdomadaire du Conseil des ministres. Nous sommes à la fin des années 1990. Je revois la scène comme si c’était hier. À l’occasion de l’anniversaire de naissance du premier ministre Lucien Bouchard, les membres du Conseil venaient d’entonner, quelques minutes plus tôt, le célèbre refrain de circonstance «Mon cher Lucien, c’est à ton tour…» Landry se lève, nous tétanise de cette déclaration et poursuit en chantant, de mémoire et sans aucune hésitation, chacun des couplets de l’hymne de Vigneault, sous le regard ébahi de tous, mais en particulier des plus jeunes — les Legault, Baril, Facal, Maltais, Lemieux, Léger, Bélanger, Cliche, Goupil — qui, comme moi, n’avaient pas connu le cours classique. À sa manière bien à lui, M. Landry venait de nous donner une leçon, mais surtout de nous tendre la main, en nous rappelant l’importance des mots et l’exigence de l’engagement.»

Entre nous, beau défi, allez, j’essaie un bout:
«Le temps qu’on a pris pour dire je t’aime
Est le seul qui reste au bout de nos jours
Les vœux que l’on fait, les fleurs que l’on sème
Chacun les récolte en soi-même
Au beau jardin du temps qui court
Refrain…»
(extrait de Gens du pays, Gilles Vigneault)

Carmina burana

Les CARMINA BURANA de Carl Orf étaient présentées lundi dernier à la Maison symphonique : OUF!
Un chef, trois chanteurs solistes un peu dada, deux pianos à queue tête-bêche et une tribu de percussionnistes musclés, cernés par un chœur de 200 voix ajustées au pointillé, dont plus d’une vingtaine d’hommes au pupitre des basses… Impressionnantes basses. Terrestres. Omniprésentes.

Comment décrire cette œuvre étrange? Introduit et conclu par deux complaintes d’O FORTUNA décoiffantes, le recueil de chansons païennes, entre sévère et léger, entre le moyen-âge, le vaudou et la comédie musicale, mais avec rien ni de l’un ni de l’autre, ne se décrit pas.

O Fortuna
velut luna
statu variabilis,
semper crescis
aut decrescis;
vita detestabilis
nunc obdurat
et tunc curat
ludo mentis aciem,
egestatem,
potestatem
dissolvit ut glaciem

Party de vinyles

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Piano recherché

Belle idée folle!

Ma vieille maman, 90 ans bien sonnés, a besoin de faire bouger ses doigts plein d’arthrose, ses poignets qui ont subi de méchantes fractures, et sa mémoire. Elle aimerait renouer avec le piano qu’elle pratiquait dans les années 30-40.

Je vois, dans le salon de son propret bungalow, une belle place entre les meubles d’époque défraîchis et les photos de famille, pour un vieux piano droit qui, comme elle, aurait du cœur et du vécu.

Quelqu’un chercherait-il un foyer adoptif pour son instrument, le temps de (peut-être encore) quelques années?

Le bandoneon et la tanguera

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Le bandoneon de Denis Plante, bandonéoniste, et Nancy Lavoie, tanguera.
Clichés tirés de la prise de vue pour l’affiche de ULTIMO, spectacle de la troupe Tango Vintage

Le bandoneon

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Le bandoneon Alfred Arnold de Denis Plante.
Clichés tirés de la prise de vue pour l’affiche de ULTIMO, spectacle de la troupe Tango Vintage

Concert du dimanche après-midi

Belle idée de fusionner un musicien fou et un instrument démentiel!
En ce dimanche après-midi pluvieux, Willem Tanke et le grand Casavant des Saints-Martyrs-Canadiens nous ont servi une belle joute (sur les oeuvres de Tanke lui-même, de Messiaen et de Bach).

Le grand orgue est une boîte remplie de paysages bucoliques, de clochettes, d’oiseaux, de petits anges et de Saint-Esprit. Il fait semblant d’être inspiré par Dieu mais je suspecte le diable d’habiter ses flûtes.
Aujourd’hui, pourtant, enveloppés d’une musique minimale, mélodieuse, méditative à souhait, on pensait bien s’en être tirés, mais… iiiiiiii, juste avant la pause, un motif «archaïque», grave, cyclique, d’abord discret, puis entêtant, s’est installé… Et puis voilà, en deuxième partie, il est trop tard. D’un pas sombre, le malin s’est rapproché. Il s’abat sur nous dans «une tonalité élargie de la fa dièse majeur», en fortissimo massif! La pièce terminale nous achèvera ensuite dans une dramatique apothéose digne du Big Bang («spectaculaire mais ne respectant pas nécessairement les limites du bon goût», comme le veut une tradition répandue chez les organistes)…
Oui, c’est encore le diable qui a gagné. Une chance, il n’y avait pas d’enfants dans le temple!

                          L’orgue Casavant résidant en l’église des Saints-Martyrs-Canadiens, photographie tirée du projet Art sacré, actes créateurs

Orgue

Spectacle ULTIMO, Tango Vintage en coulisses

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Spectacle ULTIMO, Tango Vintage en coulisses

La troupe se prépare pour le spectacle ULTIMO, dans les coulisses du Palais Montcalm, le 30 avril 2016

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Spectacle ULTIMO : mission accomplie!

Voici les derniers membres de la troupe TANGO VINTAGE à quitter le Palais Montcalm avec turbulence à une heure du matin: Jean-Philippe, Élie, Yannick, Renou, Francis, Lucie, les Catherine et moi-même (j’étais derrière l’appareil photo). Il y manque : Nancy, Édith, Micheline, Grégory, Sylvia et Omid.

Pour la poésie et pour la magie : un chaleureux merci à nos «dictateurs» artistiques, Nancy et Yannick, à Denis Plante et son ensemble Tango Boréal, à notre public abondant et enthousiaste. Merci à ceux qui nous ont prêté de baroques éléments de costumes et de décor. Merci à tous ceux qui y ont cru, qui nous ont encouragés, subventionnés, endurés, suivis, encensés… Et mon merci personnel à toute la bande de joyeux drilles, c’était chouette!

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Ça, c’est moi, photographie prise à la volée par Francis:

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Affiche du spectacle ULTIMO

ULTIMO, le spectacle de l’ultime troupe de la directrice Nancy Lavoie, avait lieu le 30 avril dernier au Palais Montcalm de Québec.
La troupe TANGO VINTAGE était accompagnée sur la piste par le bandonéoniste Denis Plante et la formation Tango Boréal.

En vedette sur ce cliché, la directrice de la troupe, Nancy Lavoie et le vénérable bandonéon de Denis Plante.

Affiche ULTIMO

ROSE CHAIR, événement tango – 4

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ROSE CHAIR, événement tango – 3

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ROSE CHAIR, événement tango – 2

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ROSE CHAIR, événement tango

Le 13 février dernier avait lieu, dans l’intime salle D’Youville du Palais Montcalm, l’événement tango Rose Chair.
Y étaient en vedette Paule-Andrée Cassidy, accompagnée de son pianiste Vincent Gagnon, les danseurs Nancy Lavoie et Yannick Allen-Vuillet, et ceux de la troupe Tango Vintage.

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Le piano en question

Hauteur: 51 pouces. Longueur: 62 pouces. Largeur (au niveau du clavier) : 26 pouces. Mécanique excellente. Son agréable. Âme garantie.

C’est un imposant Mason & Risch qui n’a qu’une cinquantaine d’années environ, mais qui fait plus vieux que son âge. Sa tumultueuse histoire personnelle l’a écorché, barbouillé, décapé, a ébréché son sourire d’ivoire et d’ébène.

Je retrace son parcours depuis 1978. Il est alors la propriété d’Alcide Painchaud, fondateur du groupe multi instrumentiste madelinot Suroît et père de Jonathan et Éloi. L’instrument fait la tournée, voyage de ville en ville, de bar en bar. Il a aussi été le piano de la salle de spectacle du Vieux Treuil de Havre-Aubert, de 1984 à 1987. Il a goûté la bière et le vin, il a fait rire, chanter et danser, pleurer, sûrement, et servi de poteau à de nombreux lurons avinés. En 1989, à cause d’un restaurant, Alcide a dû s’en départir et l’a vendu à mon ami Jean, écrivain pratiquant la médecine, dont l’aînée, Catherine, a tracé à cinq ans ses initiales dans le bois fatigué de l’instrument. «C.L.». C’est SON piano!… pour quand elle accostera quelque part.

Il a quitté les îles en bateau et s’en est venu à Québec quand Jean est rentré chez lui. Il a par la suite souvent distrait le docteur sérieux et parfois inspiré l’écrivain lunatique. Il a participé aux petits bonheurs et aux communs malheurs familiaux, a bercé puis vu grandir un trio de mômes vigoureux jusqu’à leur départ de la maison. Il a connu des chiens et des chats, des guitares, une contrebasse, et une multitude de petits et grands doigts, quelques belles voix. Il a bien sûr fait la joie des soirées entre amis. Puis, un jour, à cause d’un joyeux coup de foudre et d’un embouteillage de pianos, il a laissé sa place à un autre, plus jeune, plus grand, plus beau.

Je l’ai accueilli chez moi. Il s’est inséré pile-poil entre le foyer et la bibliothèque, comme si la place l’attendait depuis toujours. Depuis cinq ans, il vit ici sa vie d’artiste bourlingueur retraité.

Son agréable, âme garantie, affable compagnie.