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Le vieux piano de Madeleine

Il y a quelques temps je cherchais un piano pour Mémé. Que je l’ai finalement trouvé par mon groupe privé de «prêt et de partage». Dans ce fou groupe, il y a Mylène Moisan, chroniqueuse au journal le SOLEIL. Elle a trouvé l’histoire belle, elle la raconte en page deux du journal de ce matin.

Ça tombe bien, Reine-Mère avait le tempérament d’une vedette. Je lui ai souvent répété: maman, faut que tu écrives tes mémoires, ce serait des mémoires passionnantes et très drôles. Elle ne l’a jamais fait, elle «ne savait pas par où commencer». Sans compter qu’elle n’aurait peut-être pas fait LA DEUX du journal…

EH BIEN ÇA ALORS!, que vous vous dites, n’est-ce pas? Moi aussi!

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Ma photo accompagnant l’article:

Piano

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Madeleine Monette Laliberté 1926 – 2017

Hommage à ma mère

Mom

Voilà !…
Après plusieurs échecs, la mort a finalement eu le dernier mot. Notre mini Reine-Mère, tête dure devant l’éternel, incompatible avec la chose conventionnelle, est décédée le 5 juin à l’âge vénérable de 90 ans.

Deux jours plus tôt, après avoir fait des petites emplettes dans sa petite auto rouge, après avoir pianoté sur le nouveau vieux piano et s’être bricolé un cornet de crème glacée, dans la maison-bercail qu’elle aimait tant, elle nous avait surpris avec une dernière fantaisie : rupture d’anévrisme.

«Huit heures moins quart, j’ai fait le 911»… Ce sont les derniers mots qu’elle a notés dans le cahier qui lui servait d’aide-mémoire, de pense-bête, de journal  et de correspondance. Deux jours plus tard, après avoir bataillé pour trouver encore un peu d’air, après avoir laissé tout son monde venir lui dire au revoir, elle est partie ailleurs semer sa bonne humeur.

Pour décrire maman, on pourrait énumérer les pépins qu’elle a frappés et les tuiles qu’elle a reçues. Un tas! L’essentiel réside plutôt dans ce qui faisait d’elle une femme d’exception. Ceux qui ne l’ont croisée que furtivement, autant que ceux qui la connaissent depuis toujours, garderont d’elle une image lumineuse. Pour emprunter au vocabulaire artistique, permettez-moi de peindre son portrait en larges traits vifs, à la manière de l’expressionnisme qui lui sied bien :

Portrait de ma mère

Couleur et fantaisie

Anticonformisme

Sens de l’émerveillement et curiosité illimités

Audace et urgence

Élégance et fierté

Ténacité, résistance et grande naïveté

Humour blindé et moral d’acier… dans un corps de petit oiseau.

 

Et, toujours, ce lumineux et irrémédiable sourire…

Les funérailles ont eu lieu à Québec le 23 juin.

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Party de vinyles

L’apéro en famille

Les bons côtés de la technologie

Mon chum et moi on prend l’apéro mollo, bien installés dans le canapé.
Déposé sur la table, le téléphone (appel conférence longue distance main libre sans frais) nous permet de jaser de tout et de rien jusqu’à plus soif avec nos fils, chacun bien installé dans son canapé avec son apéro, chacun dans sa ville d’adoption.

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À l’ancienne

À la quincaillerie aujourd’hui, le commis-quincaillier-ex-designer-graphiste était libre de jaser et de rigoler. On s’est rappelé l’époque sans l’ordinateur, le lettrage dessiné à la main, le tire-lignes, le rubylith, l’amberlith, le rapidographe, la soie de la sérigraphie et l’odeur du thinner…
Avant de se souhaiter, comme dans l’ancien temps, un Joyeux Noël!

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À bientôt Renou

Ici on ouvre grand les fenêtres, pour laisser entrer l’air frais.

Un bon matin par la fenêtre ouvrant sur la brise du large, est entré un chat… caramel.
Mine de rien, le pas long et souple, il s’est glissé à l’intérieur. D’un geste ample, il s’est lové à l’aise dans le grand fauteuil. Mi-intrigué mi-intriguant, œil en coin, il a ensuite longuement scruté les alentours et tâté le pouls de la maisonnée. Le nez en l’air, l’oreille en patrouille, il s’est ensuite dessiné un sentier tout en arabesques et il a fait le tour du propriétaire.

Cher Renou-voyageur, partenaire attentif, tanguero insatiable et créatif, merci! Pour des dizaines d’heures, des centaines de tandas et des milliers de pas de tangos. Comme celles de l’ami, du fils, ou du frère, ton empreinte s’est inscrite près de mon cœur et dans mes bras.

D’autres fenêtres s’ouvrent… allez va!
Et sache qu’ici, les fenêtres ne se referment pas.

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Jean Laliberté 1956 – 2006

Photo Jean Laliberte

Il est cruel de survivre à son enfant.

J’ai amené ma vieille maman, hier, sur la tombe de mon frère.
Pourquoi donc retourner où l’on a enterré les dépouilles de nos défunts. Sans doute pour raviver le souvenir de leur chère présence. Ainsi, nous avons ri.

Le cimetière est un abri au cœur de la cité. Loin du bruit, du bitume, de la chaleur caniculaire. Sans urgence, on n’y attend rien et il n’y arrive rien.
On peut s’asseoir sur l’herbe, mieux, s’y étendre avec, à travers les ramures, vue libre sur des nuages à lire. Altocumulus.

Le lot est à trois pas du boisé. La nature étant plus résiliente que nous, l’endroit nécessite à première vue un grand débroussaillage. Quel fouillis!
Certes, des fleurs «nobles», que j’avais mises en terre elles aussi, profitent de l’endroit tiède. Au fil des ans, une joyeuse débauche de «mauvaises herbes» les ont rejointes le plus naturellement du monde. Plantain majeur, pissenlit, surette, petite oseille, consoude, laiteron… sur arrière-plan framboisier et montagnes. Toutes plantes nourricières ou médicinales. Nous ne toucherons à rien de cette charmante salade. C’est telle quelle que Jean l’aimait.

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Les enfants dans la guerre

Il y a, à l’heure on l’on se parle, des millions de petits yeux qui ont déjà vu beaucoup trop. Quand j’étais petite, à l’âge où, en théorie, l’on dessine des bonhommes, une maison, un soleil, des animaux et des fleurs, je me demandais pourquoi mon grand frère et ses amis ne dessinaient que des engins de guerre, des tanks, des avions qui s’écrasent en feu, des bombes qui explosent, des soldats qui s’entretuent avec des mitraillettes en hurlant, des morts ensanglantés… du vert camouflage, du gris acier, des grandes taches jaune feu et rouge sang. Puis, j’en ai dessiné moi-aussi. C’était ça : on évacuait la guerre du Viet Nâm, pourtant si loin de nous. Après, on est devenus des petits hippies…

On les ferme de temps en temps quand c’est insupportable, mais les yeux sont les portes de l’esprit, ce qui y entre y reste en tant que matière première. La tâche subséquente est de remodeler, récupérer, recycler et composter tout ça pour faire pousser autre chose.

 

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Bonne Année!

C’est la saison des vœux et des résolutions…

J’entends les encouragements à oser, à risquer, à ne pas hésiter, à ne pas attendre : mordre, sauter à pieds joints, changer les choses, réaliser ses rêves, saisir les opportunités, quitter, brasser, déranger…

Ouiiiiiii!

Mais la vie a parfois des fantaisies ou des sautes d’humeur qui nous harnachent. Bien malgré soi on se retrouve pris au milieu de trucs importants, imposants, incontournables, hors de notre contrôle, qui rendent futile l’enthousiasme de la phrase précédente. C’est l’heure de la pause…

Ainsi, particulièrement à ceux qui sont pris dans un truc lourd, je souhaite de réaliser qu’être vivant est aussi, et beaucoup, et passionnément, dans des petits élans.

 

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Portrait

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Portrait

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Portrait

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Portrait

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NO MAN’S LAND…

L’ÉMIGRANT est celui qui quitte son pays.
L’IMMIGRANT est celui qui trouve sa place dans un autre.
Le MIGRANT est celui qui reste pris entre les deux.

 

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Attentat terroriste au Bataclan, Paris

Je pense à ces jeunes, de l’âge de mes fils, qui ont massacré des jeunes, de l’âge de mes fils. Je suis profondément troublée de m’imaginer être la mère des uns, ou des autres… Cela ne m’inspire pas le cynisme, plutôt le nihilisme dans le sens nietzschéen du terme.
« L’homme est-il une erreur de Dieu, ou Dieu une erreur de l’homme ? » (Friedrich Nietzsche)

 

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Monsieur…

Monsieur à l’entrée est-ce vous

qui distribuez les bisous?

S’il vous plaît deux sur chaque joue

Certes ma mie mais je m’en vais

tout doux

en voler un dans votre cou

 

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Portrait

Portrait-2

 

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Portrait

Souper amis-4       Souper amis-3       Souper amis-2
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Portrait

Portrait

 

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Portrait

Portrait-5

 

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