Articles étiquetés: gens

Ektachrome 1958

Passée la petite enfance, j’ai eu peu de contacts avec l’homme de carrière qu’était mon paternel. À son décès, il y a bientôt dix ans, il a laissé nombre de collections inimaginables. C’était un «gardeux»!

C’était un homme qui voyageait et photographiait beaucoup, depuis bien avant ma naissance. Je viens d’entamer la première des CAISSES de diapositives Ektachrome, bien cordées et en bon état (bien que souvent sans mention des lieux). Je suis forcée de constater qu’il a photographié jadis, et un peu de la même manière, les mêmes sujets que moi aujourd’hui.

Étrange sentiment…
Ici, un crépuscule, je ne sais où, 1958
Ektachrome-01

Verbo/moteur

L’autre jour, j’apporte à mon petit-fils verbo/moteur de deux ans et demie une tomate de mon jardin et des brownies. Avec son joli minois émerveillé il demande: «Gouloulou, les bownies, ils poussent dans ton jardin?».

Alzheimer

Petite Mémé, atteinte d’Alzheimer, se berce au soleil, sur la galerie de son «campe», sur le bord du lac perdu dans le bois. Comme le flot inépuisable de la rivière, elle raconte raconte raconte (et elle recommence recommence recommence) les vacances d’été en forêt avec son beau Roger et ses enfants, le défrichage et la construction du chalet avec les moyens du bord, la haie d’épinettes qu’elle y a plantée, la beauté des arbres et du lac, des arbres et du lac, des arbres et du lac…

Puis les bras au ciel elle s’exclame: «Ah, mon Dieu, quelle belle vie!»

The Bottom of the Heart

11 septembre 2001…
Il y a vingt ans, j’avais fait ce petit pastel, pour envoyer aux copains de New York…

Bottom of the Heart-LAL

La belle dans le bois

Quand t’es le troisième homme sur le chantier de déconstruction, ça te prend des bottes d’homme, bien armées.
J’en ai trouvé une paire dans le fond du cabanon.

Déconstruction

Prismacolor 1023 : Bleu nuage

Promenade molle en cette matinée caniculaire déjà poisseuse.

Gorgé des pluies tropicales d’hier, immobile entre son inspiration et son expiration, le grand fleuve se repose très haut à l’étale. Le ciel et l’onde se mirent l’un dans l’autre à l’identique. À part, là-bas, une roche à fleur d’eau avec son grand héron qui tient la pose, ailes grandes ouvertes, bec au large du paysage bleu nuage.

Me croisent bruyamment deux vélocipèdes véloces tout équipés, bariolés comme des bibittes et déjà fort ruisselants, le temps d’entendre l’un crier à l’autre : «on remettra notre séance de contemplation à un autre jour!».

Aucune description de photo disponible.

Souper avec les «amis de gars» et deux guitares

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Les concertistes

Ce matin, Goglu et le petit Hibou, à l’âge tendre des couches, ont trouvé les flûtes à bec: concert tonifiant!

Petite promo de la Saint-Valentin pandémique

Votre Saint-Valentin pandémique sera famélique, vous ne pourrez pas câliner vos chouchous?
VOICI MES PETITS CUPIDONS AILÉS À LA RESCOUSSE pour livrer vos bécots!

Cartes (5 x 6 ½ po.) en direct de l’artiste:
6$ chacune, 5 cartes pour 25$ (taxes en sus)
Je vais vous les porter sans contact si vous êtes à Québec (pour 5 cartes ou plus), ou je vous les poste s’il est encore temps (frais en sus).

Contactez-moi par courriel

Cupidon

17 octobre 1970

J’étais bien jeune mais je m’en souviens comme d’hier. C’était, pareil à celui-ci, un gris dimanche matin 18 octobre.
Je suis restée paralysée un bon moment au milieu de la salle de séjour, devant la grande fenêtre donnant sur la rue, le regard fixé sur le philodendron, seule plante verte de la maison, pendant que la radio nous annonçait l’assassinat la veille d’un ministre que je ne connaissais pas.
J’ai vu les véhicules militaires dans les rues, les soldats armés aux portes des maisons des beaux quartiers, les copains escortés à l’école par les militaires. Des poètes arrêtés, la frayeur, les visages angoissés…
J’étais jeune, mais je m’en souviens, ce fut mon baptême politique.

Petit matin caniculaire

le long du fleuve haut, la promenade est lente
parfums frais des tilleuls, mélilot, asclépiade
les rosiers d’embruns et la vigne des rivages
hérons bleus, becs cerclés et cols verts
les chemises blanches et les robes légères
à l’ombre généreuse d’ormes magnifiques
c’est le petit matin d’un tableau romantique
où «Bonjour madame!» et «Bonjour monsieur!»
sont de mise et délicieux

Confinement

Vendredi, amis, souper.
Certains mots ne font plus du tout le même effet.

Pandémie

Dans la rue tout à l’heure j’ai lancé des «Bonjour!».
Surtout n’ayez pas peur, ça fonctionne toujours.

Tournage de la vidéo Reines (ou pas)

Reines (ou pas)-00

Voici une trentaine de photographies parmi celles que j’ai prises sur le plateau de tournage de la vidéo Reines (ou pas).

Reines (ou pas) est un projet de série Web sur la relation entre les femmes et le pouvoir sous un angle intimiste, féminin et féministe.
Vidéo créée avec les étudiants au Certificat en études cinématographiques de l’Université Laval.
Réalisation de Romy Boutin Saint-Pierre.
Scénarisation et direction des actrices par Rosalie Cournoyer.

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Patiner

J’ai tant patiné. Depuis toute petite. Je laçais mes patins au chaud dans le portique de la maison et je me lançais dans le banc de neige et dans le froid jusqu’à la patinoire voisine, rejoindre Nounoune et Gege, et nos grands frères, et leur canaille copain Yvan. Et on patinait, patinait, jusqu’à n’en plus pouvoir. Les mèches de cheveux givrées, les joues et les poignets mordus et rougis de froid, parfois le bout du nez blanc… oh ce douloureux souvenir des orteils qui dégèlent en picotant!
Puis les midis d’hiver, à la patinoire de l’université…

Ça faisait une éternité!
J’ai eu le goût de m’y remettre. J’ai retrouvé mes vieux patins, encore aiguisés, dans un recoin de mon barda. Pendant le dîner des tout-p’tits de l’école primaire d’à côté, je suis allée squatter leur mini-anneau de glace. Le temps de lacer mes bottines, la tempête s’était levée. Le plaisir de patiner quand il neige, dans un silence ouaté inusité. Chambranlante au départ, j’ai retrouvé mon allant assez rapidement. Patiner ne s’oublie pas, c’est comme aller à vélo, ou danser le tango, c’est la mémoire du corps.
Puis, à la faveur d’une rafale en pleine face, je me suis retrouvée prise dans le courant d’une vague sautillante de petits guerriers, bien dodus et bien casqués, les vaillants maternelle-première année. C’était charmant!

Madame Tremblay

Comme méditer…
J’aime faire le «nettoyage» de clichés anciens!
Il s’y cache parfois des bijoux de flous, de textures, de compositions et d’atmosphères.
Ici, Madame Tremblay lors de son voyage de noces dans les années 50.

Tremblay

Scoop

Mon petit-fils s’est mis debout. Il a officiellement rejoint la troisième dimension. À voir sa bette, oooooooh qu’il va aimer ça!

Bonnie and David’s Romance

Errant en Nouvelle-Angleterre, j’ai par hasard croisé Bonnie et David, authentiques hippies du Maine, avec l’authentique accent du Maine, qui célébraient leur anniversaire de mariage. Il y a quinze ans, ils avaient fini par convoler en justes noces, pieds nus au milieu d’un pré, «in my 75 box lace dress», entourés de leur quinzaine d’enfants et petits-enfants.

Ils célébraient bien humblement sur la grande galerie de bois du petit Inn centenaire en bord de mer où nous logions. Leur frugal souper en compagnie de Sterling, le maître des lieux, et des amis de l’hôtel fut l’occasion de déboucher la bouteille de Dom Pérignon qui les suivait depuis quelque temps. C’était le moment qu’ils attendaient pour la boire en bonne compagnie «because it was too much for the two uf us». Fines bulles et charmante soirée au fil de laquelle le soleil s’est délicatement retiré.

We wish you everyday joy!

Diaporama:

Mon auberge espagnole

Fête de Simon, 35 ans qu’il fait beau pour son party; fête de Colombe, 90 ans biens sonnés; fête nationale.

Ma maison est pleine de mes fils, de mes «filles», de mon petit-fils pour la grande et lumineuse fin de semaine. Lents petits déjeuners au soleil, avec les journaux et les mots croisés des fous, tournée botanique du jardin avec bébé (le lilas c’est doux et ça s’arrache, pas l’épinette) et pétanque paresseuse. Jasette en gang (dont les BVVVVFFFF à bulles sous la direction de bébé), niaisage en gang, popote en gang, bouffe en gang à quatre générations jusqu’à l’heure où l’on éteint les bouteilles, jusqu’à l’heure où s’allument les lucioles.

«Slow life» disent les italiens. J’adore ça!

Simon à la collation des grades

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