Les Jardins de Quatre-Vents, Charlevoix

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Les Jardins de Quatre-Vents, Charlevoix

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Le Domaine Joly-De Lotbinière en septembre

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Asclépiade

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Dans le champ

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Jean Laliberté 1956-2006

Il est cruel de survivre à son enfant.

J’ai amené ma vieille maman, hier, sur la tombe de mon frère.
Pourquoi donc retourner où l’on a enterré les dépouilles de nos défunts. Sans doute pour raviver le souvenir de leur chère présence. Ainsi, nous avons ri.

Le cimetière est un abri au cœur de la cité. Loin du bruit, du bitume, de la chaleur caniculaire. Sans urgence, on n’y attend rien et il n’y arrive rien.
On peut s’asseoir sur l’herbe, mieux, s’y étendre avec, à travers les ramures, vue libre sur des nuages à lire. Altocumulus.

Le lot est à trois pas du boisé. La nature étant plus résiliente que nous, l’endroit nécessite à première vue un grand débroussaillage. Quel fouillis!
Certes, des fleurs «nobles», que j’avais mises en terre elles aussi, profitent de l’endroit tiède. Au fil des ans, une joyeuse débauche de «mauvaises herbes» les ont rejointes le plus naturellement du monde. Plantain majeur, pissenlit, surette, petite oseille, consoude, laiteron… sur arrière-plan framboisier et montagnes. Toutes plantes nourricières ou médicinales. Nous ne toucherons à rien de cette charmante salade. C’est telle quelle que Jean l’aimait.

 

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Mai dans la pommeraie-2

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Bégonias

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Tournesols

Je ne crois pas au surnaturel. Je viens pourtant d’aller sous la pluie planter des tournesols, robustes fleurs de soleil, sur la tombe froide de mon frère.
Triste anniversaire.

 

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Mai

À cloche-pied à tire-d’aile les hirondelles
acrobates cascadeuses du ciel

En vedette dans les champs cette semaine:
Reine-marguerite, épervières jaunes et orangées, bouton d’or, trèfle rouge et, dans les fourrés, le rare iris versicolore et le commun framboisier…

 

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Avril

Fébrile, l’air est immobile dans le four du dardant soleil de printemps. On entend la terre rétrécir en séchant, pressée, sous le paillis végétal dense et craquant. La neige est maintenant toute fondue, en allée par les ruissellements anarchiques d’avril.

Les herbes folles de l’automne dernier, rendues et décolorées, sont plaquées au sol, matées, comme foulées par un vent dru qui se serait subitement arrêté là, gardant la pose.

Les rigoles

En cet avril chahuteur on les entend. De leurs petites voix cristallines elles se marrent pour vrai en se ruant, sautillantes et chatouilleuses, vers le bas du coteau.

 

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Juin en France

De retour, à reculons…

J’ai adoré la France fleurie de juin.

Les franges hirsutes des ajoncs fanés, le jaune vif des genêts, les coquelicots… fleurs bleues, jaunes, rouges à perte de vue dans les champs. C’était juin, le mois des roses. Rosiers dressés, élancés, arbustifs, grimpants, buissonnants, rampants… denses bouquets rouges, roses, blancs, jaunes, pêche, orangés, rayés, panachés… corolles simples, doubles, quadruples ou parfaitement pompon. Et le mois des parfums de landes atlantiques.

De Paris-la-belle à la Petite-Doucetière-de-Machecoul à la Baie Malouine… de Noirmoutier-en-Île à Chinon… de la ville à la campagne à la mer… Orgie floricole et architecturale, kilomètres de nage océanique dans l’eau turquoise, gargantualité dans le vin les fromages les galettes les viennoiseries les moules les petits cafés bien tassés… Grande virée indisciplinée et broche-à-foin. Se perdre dans Montmartre, se perdre dans Saint-Germain-des-Prés, perdre son temps sur le Pont-Neuf, sur les rives de la Seine, puis son âme dans une bouffe de quatre heures.

J’ai adoré les français, les parisiens aussi, juste un peu bougonneux, et juste assez colorés et désobéissants pour moi. Apprécié leur génie civil, périphériques, rond-points, intersections en x en y en z en étoile… Le pim-pom des véhicules d’urgence, le métro déjanté qui serpente en délire, ses fenêtres qui s’ouvrent, ses strapontins… Les amandes cacaotées, la lie dans le vin, les baisers français à pleine bouche en pleine rue… La respectabilité des très vieilles choses, les stations balnéaires désertes, les volets fermés et toutes les portes ouvertes… Les gros bourdons du carillon de Notre-Dame, la dantesque station les Abbesses… Les croquis intempestifs de Toulouse-Lautrec, les pastels phosphorescents de Degas, les bleus de Monet… Ceux de l’océan côte ouest du Finistère, Côte de Granit Rose, Côte d’Émeraude, Côte de Jade, Côte d’Amour… Le cheval, l’âne, le coucou, les oeufs des poules lousses de la voisine… la petite maison de Jacques, la truculence de Georges et le festin romain de Françoise.

N’ai pas dessiné du tout, écrit un peu et pris des millions de photos. Merveilleux voyage dont je ne puis plus revenir!

Me voilà rendue!

 

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En attendant le lilas

Les pommiers et les lilas en fleurs? C’est une question de jours, ou d’heures…

Il fera beau. J’irai dans la pommeraie, au cœur d’effluves délicates, au cœur d’une estame japonaise sur fond de fleuve majestueux.

Au retour, je passerai par le chemin des lilas. Les milliers de grappes aux parfums capiteux des lilas de Preston, des lilas français, japonais, duveteux… m’étourdiront, comme liqueur fine, jusqu’à satiété…

En attendant, tapis dans l’ombre de géantes épinettes de Norvège, les rhododendrons explosent de couleurs.

 

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Fin octobre

Les couleurs de feu ont bel et bien flambé. Ne reste que la discrète gamme des complémentaires qui se décline, sur tous les tons, depuis le jaune jusqu’au violet.

J’ai retrouvé avec bonheur mon refuge de mi-saison, petit carré de pré oublié au cœur des terres labourées du plateau. Par ce radieux samedi de la fin d’octobre il y reste, caché, un peu d’été. J’y suis allée m’étendre, pour rien, sur l’herbe couchée, chevelure mal peignée. Il y règne un sympathique chaos peuplé de mûriers enchevêtrés et d’aubépines hirsutes. Un dédale inouï de sentes légères, à peine dessinées par la gent trotte-menu.

Autour de moi, les jaunes et les paille, les plumets décolorés des verges d’or et des asters. Une odeur de terre rendue, un filet de brise froissant de la soie, le fouissement joyeux du chien affairé à débusquer ce qui bouge encore aux alentours et, de loin en loin jusqu’aux premières hauteurs des Laurentides, les violets de saison.

 

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Le pré vert

Petit carré de pré vert
carré d’herbe tendre échevelée
paisible morceau de champ oublié
au cœur des terres à labourer

bordé de buissons florissants
roses jaunes et blancs
fraises et petites poires en fleurs
viornes aulnes et mûriers renaissants

au-delà de l’enclos, à perte de vue
les tristes arpents de maïs fauchés
terre épuisée en jachère
soumise au gré des vents de mai

 

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Le pré jaune

Bienfaisant petit carré de pré jaune
carré de paille craquante couchée
paisible morceau de champ oublié
au cœur de terres à labourer

bordé de buissons bourgeonnants
roses jaunes et verdoyants
peuplé de jeunes cenelliers hirsutes
épineux inutilement

au-delà de l’enclos, à perte de vue
tristes arpents de maïs fauchés
étendues boueuses et grises
et papiers jaunis des vieux épis

 

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Mauvaises herbes

En vedette ces temps-ci parmi les mauvaises herbes, les belles ombrelles des ombellifères: carotte et panais sauvages, et la vilaine petite cigüe.

Leur rôle à toutes aujourd’hui: petits parapluies.

 

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La Saint-Jean est à l’eau!

Mes hippies, pivoines et coquelicots, sont échoués, tout échevelés.
Le plus fier bouquet de la fête se pavanait, fleurdelisé, sur des milliers de pavillons mouillés.
La relève sera le boutonneux jasmin des poètes… et des milliers de maringouins.

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Tête-à-tête en différé

En quittant la maison ce midi je t’ai cueilli, en pensée, trèfle rose, chicorée et carotte sauvage. Un léger bouquet, dentelle de fin d’été. À la terrasse du café, il me prend l’envie de t’écrire. Dépose s’il te plaît cette gerbe sur la table où tu boiras un thé, cruelle amitié en différé.

Septembre est doux comme juillet, rémission avant le givre et les intérieurs. Les érables rougissent franchement. La ville est belle, les gens sourient…

Mon humeur est un camaïeu. Je nage dans les bleus de mes pastels, bleu sur le tablier, bleu sur les doigts, bleu sur les joues.

L’ange qui se reposait sur mon épaule, posé là comme un oiseau, me sourit gentiment ces temps-ci. Je réalise des images qui accompagneront, en grand format dans un musée, les âmes disparues.

  Chez Temporel (pastel)

                                                      Café au bord du fleuve (pastel)

 

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