Événement La Republica tanguera en coulisses

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Événement La Republica tanguera-4

Au Fou-Bar, les danseurs Francine, Réal, Katia, Oliver, Shakti et Paul-Olivier, de la compagnie de tango argentin Tango Émotion:

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Carnets d’écriture de ma bisaïeule

Nous avons trouvé des carnets d’écriture et quelques lettres de mon arrière-grand-mère, Léontine Bibiane Mallette, datant de la fin dix-neuvième siècle. Humour, fantaisie, émotion et raffinement portés par une délicate cursive à l’encre turquoise sur papier jauni, somme toute très bien conservés.

Ils contiennent l’histoire des familles Malette et Dextrase de Béziers, des réflexions, des hommages, des poèmes, des chansons… sous le titre «Notes et souvenirs de famille, suivi d’un peu de littérature fantaisiste, inédit». Je précise qu’elle a produit au cours de la même époque une trâlée d’enfants. Bref, un trésor inouï!

Quand j’ai du temps, je recopie tout ça, pour la postérité. Voici quelques extraits, dont je n’ai rien corrigé.

Bisaieule

«Notes biographiques relativement à la famille Mallette

Grand-Père Pierre Mallette malgré son âge avancé avait conservé les belles couleurs roses de ses joues et à soixante et dix ans il avait encore toutes ses dents saines.
Il ne fumait pas.
Grand-mère était une élégante de son temps.
Beau maintien toujours vêtue proprement portait toujours corsage baleiné à la mode courante de ce temps-là.
Stricte économe laborieuse.

Décès de Grand-Maman en décembre 1878.
Grand-Père en juillet 1884.»

Cahier vert-page 11   Cahier vert-page 12

Textes poignants écrits après la mort de son père (en 1888):

«… Je me rappellerai toujours les belles messes de minuit quand la Chorale chantait la Pastorale de Lambiotte, chant préféré de mon père et qu’il s’avait si bien diriger.
Ses derniers moments de vie furent pénibles.
Sa maladie dura quarante jours.
Dans l’avant-midi du jour de son décès (le 2 novembre 1888), il nous fit réunir tous les sept jeunes enfants que nous étions ainsi que notre mère auprès de son lit.
Il se fit asseoir pour nous parler.
Il nous disait d’une voix entre-coupée de soupirs qui ressemblaient à des sanglots.
Mes enfants vous êtes bien jeunes mais souvenez-vous toujours de ce que je vais vous dire pour la dernière fois.
Soyez toujours francs et honnêtes… N’abandonnez jamais votre mère…
À quelque malheur que nous soyions appelés durant cette vie il ne faut jamais oublier de respecter nos parents lesquels après Dieu sont et doivent être tout pour nous…
Moi… j’ai eu un bon père et une bonne mère et aujourd’hui j’ai la suprême consolation de n’avoir jamais failli à mes devoirs envers eux. Quelques instants après il dit à maman «demain je serai mieux».

Dans l’après-midi, alors que Corine revenait de l’exercice de musique à l’église, il lui demanda si c’était la messe des Anges qu’elle pratiquait et comme elle ne pouvait répondre vu son émotion, il entonna d’une voix ferme le «Gloria in exelcis Deo» et ce fut à cet instant qu’il tomba dans l’agonie……………………………………………………………………………………………………………………………………………………..…… (lire la suite)

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Daphnis et Chloé de Marc Chagall

Aller-retour hier au Musée national des beaux-arts du Canada où se termine l’exposition de Marc Chagall. Y étaient exposées les 42 lithographies en couleurs illustrant l’antique roman grec de Longus: l’heureuse histoire du premier amour de Daphnis et Chloé.

Pure poésie!

Pour ajouter au plaisir, la campagne québécoise, ouatée de brume en cette improbable canicule de septembre, était simplement féérique tout au long du trajet, jusqu’au crépuscule digne de l’imagerie de Chagall lui-même.

 

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Événement La Republica tanguera-3

Prestation de Catherine Gagné et Catherine Baril:

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Événement La Republica tanguera-2

Prestation de Jo-Annie Houde et Myriam Paquette:

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Événement La Republica tanguera en coulisses

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Événement La Republica tanguera-1

Le faubourg Saint-Jean-Baptiste se tient juste à la porte du Vieux-Québec. À l’extérieur des fortifications et de l’ambiance touristique, au cœur de la grouillante vie citadine, on y réside en famille, entre amis, entre colocs… on va voir les copains, bouquiner, prendre un café, une bière, ou casser la croûte au coin de la rue… ou alors on y passe comme on passe saluer la parenté.

Le samedi 30 mai dernier, dans une canicule avant l’heure, le quartier était arrosé en alternance par les lourdes averses et le soleil, éblouissant sur la chaussée mouillée. Température-chef-d’orchestre idéale, luminothérapie / course aux abris, pour suivre les danseurs de tango qui, en troupes, en duos, ou en quatuors, ont investi ce jour-là les boutiques de la rue Saint-Jean, café, bistro, galerie d’art, bibliothèque…

C’était le festif danser-dans-la-rue de la Republica tanguera, une initiative de l’Avenue Tango.

 

Milonga sur le parvis de l’église de Saint-Jean-Baptiste:

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Prestation de Renou Benteau et Christine Simard chez Off, galerie d’art contemporain:

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Edward Burtynsky

Voyez les photographies d’Edward Burtynsky, effroyables, magnifiques, essentielles: http://www.edwardburtynsky.com/

 

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Quatre voix d’hommes

The Hilliard Ensemble livre a capella des chants traditionnels arméniens.

Les voix, comme l’orgue, soufflent comme le vent et sonnent comme les cloches.

Contre-ténor, voix d’altitude, voix de l’esprit, effleure le sommet du crâne, la racine des cheveux.
Ténor, voix de tête, voix d’intelligence, résonne aux tempes.
Baryton, voix du sentiment, voix des élans, des tourments, touche l’atlas, caresse la nuque.
Il ne manquait que l’envoûtante basse, voix de chair et de terre, celle qui ébranle les barreaux de la cage.

 

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Tango sur les Plaines d’Abraham-4

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Tango sur les Plaines d’Abraham-3

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Tango sur les Plaines d’Abraham-2

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Tango sur les Plaines d’Abraham-1

Lise Nadeau et Denis Fulham au kiosque Edwin-Bélanger:

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Tribord amures!

Extrait de Deux années sur la gaillard d’avant, de Richard Henry Dana (1840)

« Nous bondîmes dans le gréement et primes un double ris dans les huniers, ferlant les autres voiles en veillant à ce que tout soit bien serré. Mais ceci ne suffit pas encore. Debout à la lame, le brick fatiguait et cognait cependant que la tempête ne faisait qu’empirer. En même temps, un mélange de neige fondante et de grêle nous giflait furieusement de plein fouet. Nous carguâmes et pesâmes à nouveau sur les palanquins de ris ; le petit hunier fut mis au bas ris, on ferla le grand hunier et on mit à la cape tribord amures. C’en était fini de nos beaux rêves ! »

Tribord amures?… bonne idée!
Mais… ça ne passe pas, au nord?

 

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Wild Is The Wind

Nina Simone chante Wild Is the Wind

Une voix d’archet sur violoncelle,
Une voix d’anche,
Une voix de fût de chêne…

 

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Tango aux Salons d’Edgar

Tangos improvisés de Lise Nadeau et Denis Fulham, professeurs de l’École plaisir Tango

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Tango aux Salons d’Edgar

Tangos improvisés de Lise Nadeau et Denis Fulham, professeurs de l’École plaisir Tango

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Chopin

limpide et enveloppant

houle des archets dansants

vagues de velours caressants

gouttes courants rivières torrents

débandades vertigineuses

courses folles freinées effrénées

roulent de haut en bas du grand clavier

 

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Concerts pour petits budgets

C’était en cette période de fin d’année scolaire où toutes les classes de musique, tous les orchestres, chœurs et chorales offrent leurs concerts, récitals et concours de tout acabit.

Ne pouvant pas être à deux endroits en même temps, j’avais dû renoncer au grand ensemble à cordes du Conservatoire de musique qui sévissait à la très agréable Chapelle historique du Bon-Pasteur, aujourd’hui en désuétude. C’est plutôt la clarinette de l’Orchestre de l’Université Laval qui m’avait gagnée. Bien sûr, c’est ce vent, dans ce bois, qui me séduit toujours… souffle humain d’une profondeur et d’un mystère prenants.

La salle Henri-Gagnon du pavillon Casault est magnifiquement intime. En plus d’entendre, elle permet de voir. En plus de profiter des Mozart, Rossini, Britten et Prokofiev (pour une bouchée de pain), il nous a été donné de voir, à quelques mètres seulement, une bande d’échevelés faire de la musique en habits de soirée. Tignasses rebelles, ou bleutées, mentons velus, manches trop longues, papillons fripés, semelles compensées et souliers vernis. Fascinant de suivre ces regards juvéniles accrochés aux feuilles de musique, puis tout à coup rivés tout ronds à l’unisson à la baguette du chef.

Charmant de voir le grand maigrichon à lunettes, du haut de ses six sept pieds deux, chatouiller la clarinette de ses longs doigts blancs en la berçant doucement. De voir la belle jeune ronde cantatrice, empêtrée dans son décolleté, se composer une admirable moue de coquine pour entamer Rossini. De voir un large costaud, campé aux dessus de ses timbales, impeccablement aux aguets pendant tout un concert, juste pour y jeter comme un enfant ses boums et badaboums joliment ajustés. De voir les bras généreux d’un jeune chef-berger réunir toutes ces voix d’un seul geste ample et rassurant, pour les relancer toutes ensuite à gauche et à droite chacune à son ouvrage.

Le moment que j’ai préféré fut sans doute les deuxième et troisième mouvements de la Simple Symphony pour orchestre à cordes, composée par un Benjamin Britten de vingt ans. Imaginez onze violons, trois violoncelles et trois contrebasses entonnant, sans leurs archets, comme une bande d’indisciplinés, mais dans un ensemble brillant, tout un joyeux mouvement à cordes pincées, presto possible pizzicato sempre, «playful» dit-on, débridé je dirais. Suivi du troisième mouvement, enveloppant, triste et coulant comme une douce pluie d’été. Caricature impertinente de symphonie.

Puis dimanche, de la visite. Le chœur du Redeemer University College était à la petite chapelle décrite plus haut (entrée libre).
Pendant que les cinquante anges se répondaient, sur trois étages, de chaque côté du jubé, le Crucifixus de Bach, nous étions en totale béatitude. C’était divin. De quoi donner envie de croire à quelque chose…

 

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