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Marcher sur l’eau

Le ciel est bas. Silence. Nul écho dans l’air ouateux.

La première vraie neige, toute légère, est tombée. Quelques centimètres.
Sur la plage blanche où s’impriment mes pas, je longe l’eau. Le fleuve gris est lisse et calme.
La marée monte, imperceptiblement. Elle détrempe puis soulève soigneusement, sans la perturber, la couche de flocons recouvrant la plage.

Je marche un bon moment…

Au retour, je retrouve les empreintes de mes pas laissées plus tôt dans la neige. Elles se bercent maintenant, intactes dans la fine couche de gadoue blanchâtre qui flotte à la surface, à trente mètres de la rive. Comme si j’avais marché sur l’eau.

Dans la pinède

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Ocre novembre

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Promenade dans le champ où il ne demeure que les jaunes et les gris de saison. Et une petite éclaircie furtive qui a fait flamber le paysage:

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L’heure confiture

C’est l’heure confiture: restants de fraises et de bleuets, écorce et jus de citron, sucre blond et, allons-y, de la sauge du jardin.
Ensuite, je me fais une tartine.

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17 octobre 1970

J’étais bien jeune mais je m’en souviens comme d’hier. C’était, pareil à celui-ci, un gris dimanche matin 18 octobre.
Je suis restée paralysée un bon moment au milieu de la salle de séjour, devant la grande fenêtre donnant sur la rue, le regard fixé sur le philodendron, seule plante verte de la maison, pendant que la radio nous annonçait l’assassinat la veille d’un ministre que je ne connaissais pas.
J’ai vu les véhicules militaires dans les rues, les soldats armés aux portes des maisons des beaux quartiers, les copains escortés à l’école par les militaires. Des poètes arrêtés, la frayeur, les visages angoissés…
J’étais jeune, mais je m’en souviens, ce fut mon baptême politique.

En revenant du ruisseau

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Le ruisseau sous les aubépines

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Vers le ruisseau

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Vers le ruisseau

Pour se rendre au ruisseau, il faut d’abord suivre le sentier boueux, puis traverser le pré jaune.
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On arrive ensuite chez les très épineux aubépines et faux-mûriers. Enchevêtrements gris et rouges, l’air inoffensif de bon voisinage qu’ils ont en plein soleil, bordés des froufrous automnaux de verges d’or et d’asters bien mûrs!
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Mais il faut aller plus loin et risquer quelques accrochages pointus dans l’ombre du sous-bois.

Dans la bouette d’octobre

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Dans la bouette d’octobre

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Ciels d’octobre

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L’heure confiture

C’est l’heure: confiture aux tomates vertes!

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La petite tourbière

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Kabir Kouba

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Kabir Kouba-3Avec la pluie d’hier soir, la Saint-Charles est très haute et Kabir Kouba est en furie.
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«Là-bas, sur les hauteurs, au pied des Laurentides,
S’élève, solitaire, un modeste hameau.
La rivière Saint-Charle, avec ses eaux limpides
Que voile, en maint endroit, l’ombre d’un jeune ormeau,
Caresse en murmurant le seuil de ce village;
Et, quand elle le quitte, on dirait que de rage,
Sur son lit de cailloux, elle s’agite et fuit,
Comme un daim effaré qu’une meute poursuit.
Dans un gouffre profond qui tout à coup s’entr’ouvre,
L’onde vertigineuse arrive avec fureur,
Rebondit sur le roc, se déchire, et le couvre
De flots d’écume et de vapeur.»
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Extrait d’un poème de Pamphile Lemay, 1865
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Quelques arpents, chez Doris

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Promenade dans les céréales

Promenade dans le champ d’avoine mûre. Vitesse moissonneuse-batteuse.

La ronce et la Belle au bois

« (…) il crût dans un quart d’heure tout autour du parc une si grande quantité de grands arbres et de petits, de ronces et d’épines entrelacées les unes dans les autres, que bête ni homme n’y aurait pu passer.»

Dans le fameux conte de Charles Perrault, la Belle, au lieu de mourir, fiou!, dormira tranquille pendant un siècle sous l’écran d’un fouillis végétal inextricable, don in extremis d’une jeune fée rusée.

Mais à part donner des mûres, fausses mais délicieuses, qu’a donc de si méchant cette ronce des bois. Comment (sauf si on est un prince charmant) nous barre-t-elle les pieds et nous prend-elle dans un piège si contrariant?

Bien sûr les rameaux de la ronce sont couverts d’aiguillons redoutables, comme ces rosiers rugueux que l’on peut, attendu que l’ont ait quelque talent pour la transgression, traverser. Mais ce n’est pas tout. L’arme de ce végétal futé est le marcottage. Les tiges de l’année se dressent, puis, alourdies par les généreuses grappes de mûrons, se prosternent jusqu’au sol où leur extrémité apicale s’enracine pour s’en redéployer dans tous les sens l’année suivante. Ainsi, de la plante initiale puis de chaque génération subséquente se développe un réseau exponentiel, roncier dense tressé d’une multitude d’arcs épineux solidement ancrés à leurs deux extrémités; comme autant de crocs-en-jambes portant fièrement leur nom.

Délicieuses calottes

La saison des framboises rouges ou noires est terminée. Les fruits de la ronce (faux-mûrier) ne sont pas mûrs…

C’est au tour de la ronce odorante de nous offrir des petits amuse-gueules jusqu’à la fin de l’été. Ses calottes, quoique pas très juteuses, ont un charmant goût de framboise au miel-citron, avec tout plein de mini-pépins qui crépitent sous la dent. Pas de danger de les confondre avec quoi que ce soit de poison. Allez, goutes-y, c’est délicieux!…

Pluie battante, la nuit

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