Articles de la catégorie: Blogue

Le mal de vivre

Deux grands gaillards se ramassent à bras le corps en pleurant comme des veaux.
Des dizaines de jeunes adultes… et des oncles, des tantes, des cousins, des cousines, des amis… et une mère, un père, une grande sœur… sont réunis, incrédules et chavirés.

Il semblait pourtant avoir du talent pour vivre.

Il s’est suicidé.
Comme ça.
Il a achevé son cheval.

Oui, le mal de vivre tue.

Mal de vivre sournois, qui n’est la faute de rien ni de personne, qui choisit sa victime à l’aveugle et s’y installe à demeure, en secret.
Mon petit-cousin nous l’a expliqué dans une grande lettre qu’il a eu la délicatesse de laisser à sa mère et à tous ceux dont il déchirait le cœur. Une belle lettre remplie d’intelligence, de profondeur, de sensibilité, de beauté et de tendresse.
Un baume étrange sur une plaie béante.

Partagez Share on LinkedInShare on FacebookEmail this to someone

Bonne année!

Comme de coutume, nous achevons l’année chez Paul, à deux pas du château Frontenac. On se réserve un bon 20 minutes pour se bougriner comme des ours, puis on grimpe sur le toit.

Au-delà du château, avec ses toits de cuivre, ses poivrières et ses lumières de Noël de mauvais goût, la vue embrasse large : l’île d’Orléans, le fleuve, le port, les montagnes et tous les toits et les clochers de la vieille ville. On reçoit les boum boum de la fête en contrebas, on aura tantôt en pleine face les feux d’artifices. Jadis, avant l’invention de ce party disneylandien, on avait droit à une poésie plus pittoresque. À minuit, les clochers entonnaient un joyeux carillon de vraies cloches auquel faisait écho un chœur de basses profondes, les cornes de brume des bateaux amarrés au port.

De mémoire c’est notre plus froide veillée du Jour de l’An. Pas de photos, les appareils sont gelés, on croque le champagne en granité à – 27 degrés C (-40 tout bien compté).

Bonne année tout le monde, je souhaite à chacun une joie quotidienne!

Partagez Share on LinkedInShare on FacebookEmail this to someone

Vos commentaires

Bonjour à vous, chers visiteurs!

Il arrive parfois de ces gestes irréversibles et fâcheux…
Par mégarde, j’ai effacé tous les commentaires que vous m’aviez envoyés jusqu’à aujourd’hui. Vous m’en voyez triste et désolée.

Puisque c’est toujours un grand plaisir pour moi de vous lire et de vous répondre, je profite de cette malencontreuse gaucherie pour vous inviter à m’écrire encore. Il vous suffit de cliquer sur le titre de l’article, un formulaire simple s’affichera aussitôt! Vous pouvez aussi me joindre directement par le lien disponible sous l’onglet INFORMATIONS.

Merci et salutations!

Partagez Share on LinkedInShare on FacebookEmail this to someone

Le climat se réchauffe

Hier, 10 octobre, j’ai nagé mon petit kilomètre dans le lac (oui, un peu plus vite que d’habitude, mais bon).
Étrange, quand des voiliers d’oies passent au-dessus…
J’ai beau être une ourse polaire, y a pas à dire, le climat se réchauffe!

Partagez Share on LinkedInShare on FacebookEmail this to someone

Crépuscule sur le lac

Crépuscule-01

  • Crépuscule-02
  • Crépuscule-03
  • Crépuscule-04
  • Crépuscule-05
  • Crépuscule-06
  • Crépuscule-07
  • Crépuscule-08
  • Crépuscule-09
  • Crépuscule-10
  • Crépuscule-11
Partagez Share on LinkedInShare on FacebookEmail this to someone

Petit chalet rétro

Chalet-22
Chalet-18
Chalet-19
Chalet-20
Chalet-21
Chalet-23
Chalet-25
Chalet-26
Partagez Share on LinkedInShare on FacebookEmail this to someone

Petit chalet rétro

Chalet-11      Chalet-12
Chalet-13      Chalet-14
Chalet-15       Chalet-16       Chalet-17
Partagez Share on LinkedInShare on FacebookEmail this to someone

Petit chalet rétro

Chalet-01      Chalet-02
Chalet-03      Chalet-04
Chalet-05      Chalet-06
Chalet-07      Chalet-08
Chalet-09      Chalet-10
Partagez Share on LinkedInShare on FacebookEmail this to someone

En passant à Cap-Santé

Après-midi d’été en septembre.
Errer sur la grève déserte avec mon amie d’enfance.
Chercher des fossiles, s’émerveiller de cailloux.
Faire la pose goéland, bec au vent.

Partagez Share on LinkedInShare on FacebookEmail this to someone

Chez le héron bleu

Héron

Partagez Share on LinkedInShare on FacebookEmail this to someone

Chez le héron bleu

Héron

Partagez Share on LinkedInShare on FacebookEmail this to someone

Vue

Chalet-33

Partagez Share on LinkedInShare on FacebookEmail this to someone

Concombre au miel, avec un soupçon de vanille!

Je me suis promenée longtemps, une bractée de tilleul en fleurs sous le nez, en tentant de décrire ce parfum enivrant… Oui, c’est à peu près ça, concombre au miel avec un soupçon de vanille.

Les arbres plus précoces sont en fleurs, faut cueillir tout de suite, avant la pluie.

Partagez Share on LinkedInShare on FacebookEmail this to someone

Le vieux piano de Madeleine

Il y a quelques temps je cherchais un piano pour Mémé. Que j’ai finalement trouvé par mon groupe privé de «prêt et partage». Dans ce fou groupe, il y a Mylène Moisan, chroniqueuse au journal le SOLEIL. Elle a trouvé l’histoire belle, elle la raconte en page deux du journal de ce matin.

Ça tombe bien, Reine-Mère avait le tempérament d’une vedette. Je lui ai souvent répété: maman, faut que tu écrives tes mémoires, ce serait des mémoires passionnantes et très drôles. Elle ne l’a jamais fait, elle «ne savait pas par où commencer». Sans compter qu’elle n’aurait peut-être pas fait LA DEUX du journal…

EH BIEN ÇA ALORS!, que vous vous dites, n’est-ce pas? Moi aussi!

Lire l’article
Ma photo accompagnant l’article:

Piano

Partagez Share on LinkedInShare on FacebookEmail this to someone

Madeleine Monette Laliberté 1926 – 2017

Hommage à ma mère

Mom

Voilà !…
Après plusieurs échecs, la mort a finalement eu le dernier mot. Notre mini Reine-Mère, tête dure devant l’éternel, incompatible avec la chose conventionnelle, est décédée le 5 juin à l’âge vénérable de 90 ans.

Deux jours plus tôt, après avoir fait des petites emplettes dans sa petite auto rouge, après avoir pianoté sur le nouveau vieux piano et s’être bricolé un cornet de crème glacée, dans la maison-bercail qu’elle aimait tant, elle nous avait surpris avec une dernière fantaisie : rupture d’anévrisme.

«Huit heures moins quart, j’ai fait le 911»… Ce sont les derniers mots qu’elle a notés dans le cahier qui lui servait d’aide-mémoire, de pense-bête, de journal  et de correspondance. Deux jours plus tard, après avoir bataillé pour trouver encore un peu d’air, après avoir laissé tout son monde venir lui dire au revoir, elle est partie ailleurs semer sa bonne humeur.

Pour décrire maman, on pourrait énumérer les pépins qu’elle a frappés et les tuiles qu’elle a reçues. Un tas! L’essentiel réside plutôt dans ce qui faisait d’elle une femme d’exception. Ceux qui ne l’ont croisée que furtivement, autant que ceux qui la connaissent depuis toujours, garderont d’elle une image lumineuse. Pour emprunter au vocabulaire artistique, permettez-moi de peindre son portrait en larges traits vifs, à la manière de l’expressionnisme qui lui sied bien :

Portrait de ma mère

Couleur et fantaisie

Anticonformisme

Sens de l’émerveillement et curiosité illimités

Audace et urgence

Élégance et fierté

Ténacité, résistance et grande naïveté

Humour blindé et moral d’acier… dans un corps de petit oiseau.

 

Et, toujours, ce lumineux et irrémédiable sourire…

Les funérailles ont eu lieu à Québec le 23 juin.

Partagez Share on LinkedInShare on FacebookEmail this to someone

Dans la lumière feutrée d’une milonga, rue Saint-Vallier

milonga feutrée-6
milonga feutrée-5
Partagez Share on LinkedInShare on FacebookEmail this to someone

Dans la lumière feutrée d’une milonga, rue Saint-Vallier

 milonga feutrée-1  milonga feutrée-2
milonga feutrée-3
milonga feutrée-4
Partagez Share on LinkedInShare on FacebookEmail this to someone

Milonga au Drague

Quelques clichés de la soirée milonga du Drague, à Québec le 18 avril dernier.

  • Drague-1
  • Drague-2
  • Drague-3
  • Drague-4
  • Drague-5
  • Drague-6
  • Drague-7
Partagez Share on LinkedInShare on FacebookEmail this to someone

Milonga au Drague

Drague-14
Drague-11
Drague-10
Drague-13
Drague-8
Drague-9
Drague-12
Partagez Share on LinkedInShare on FacebookEmail this to someone

Ménage de printemps

Chien de fleuve de lac et de rivière, chien de forêt et de montagne, chien de pluie de vent et de banc neige, ma grosse poilue noire est morte en février.

J’ai donné au refuge sa bouffe, ses biscuits, ses peignes, ses coussins, ses gamelles, ses jouets.

J’ai tenté ce matin de jeter ses vieilles mitaines trouées, mal m’en prit…
Elles resteront donc à s’empoussiérer encore un peu sur le crochet, avec la laisse et le collier à deux médailles, vain équipement de promenade.

M’ennuie de ma grosse douce. Quand elle posait sur moi son paisible regard noisette. Quand j’empoignais sa belle face par les joues, que je plongeais mes doigts dans sa toison tiède, puis chaude sous les oreilles entortillables.

Dehors, la neige de février avait rapidement fait disparaître les sentiers de ses petites habitudes. Puis, à force du dégel d’avril, quelques souvenirs d’elle poussent au jardin…

Mali

Partagez Share on LinkedInShare on FacebookEmail this to someone