Princesses au bois

Promenade du dimanche avec la princesse poilue.

Nous avons observé le bal de quelques rapaces diurnes en vol circulaire plané, puis salué de très près la famille des cerfs: une belle grande femelle inquiète, avec ses trois grands veaux étourdis…

En cherchant un ruisseau, nous sommes allées comme deux simples d’esprit nous prendre dans un dense boisé de ronces et d’aubépines. Les premières nous barraient les chevilles, les sciant au passage en nous bouffant les ergots, les secondes nous attrapaient littéralement en nous transperçant de milliers de dards superbement aiguisés. J’ai eu une petite pensée pour Jésus et la coiffe qu’on lui fit un certain vendredi, mais notre boisé était plutôt enchevêtré à la manière des rosiers du château de la Belle au bois dormant.

Nous nous en sommes finalement bien tirées sans le prince charmant, juste quelques bonnes égratignures, des tocs dans le poil et une petite faim…

 

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Chronique zoologique-1

C’est embêtant de monter aux barricades pour un jardin zoologique. Il y a plus important… Or, personne ne croyait qu’il serait fermé, n’est-ce pas?

Ainsi, en ma qualité d’oiseau bizarre, au nom des kangourous arboricoles, de l’ara hyacinthe, de l’ourse aveugle, du chameau qui pue et, surtout, de Sia, le vieux singe qui ne survivra pas au chambardement… au nom des arbres du boisé menacé… au nom des images-souvenirs «quatre saisons au zoo» gravées dans ma mémoire, dans celle de mes parents, dans celle de mes enfants… je vous invite à une visite posthume, croquée juste avant la fermeture en 2006.

Question de dire (comme à propos du Musée, de la cathédrale-basilique Notre-Dame, du Carnaval), qu’on n’y va pas souvent, ou rarement, qu’en fait, on n’y a peut-être même jamais mis les pieds, mais qu’on veut le garder malgré tout, juste parce que c’est le gros bon sens, tiens!

Zoo-3Toupie, la très vieille ourse d’Alaska
Les grognons grizzlys, Mary et Cody
Les ours polaires, trois pas devant, trois pas derrière
Sophie, la frondeuse chimpanzé
Andrei et Veneska, léopards de l’Amour
Disco, l’hypnotique dendrolague de Matschie
Gilligan le harfang des neiges, Stewart le grand-duc d’Europe
Maurice, l’excentrique pigeon Goura de Scheepmaker
Le calao rhinocéros, le cacatoès noir, le petit podargue gris
Le python malais, le porc-épic de l’Inde
Les lémurs catta et vari, les ardents suricates
Les joviales loutres cendrées d’Asie
Bouquetins souverains, lamas et alpagas, siamangs, muntjacspingouins clowns, lézards à collerette
Primates, félins, canins, cervidés, rongeurs, mâcheurs, cracheurs…

Bon voyage!

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Une autre chronique musique

J’ai ce dada de photographier les trésors artistiques cachés dans nos églises. C’était, jeudi dernier, le tour de la chapelle conventuelle des Soeurs de la Charité cachée derrière de banals édifices de béton, en contre-bas du Carré. D’aucuns auront aperçu au passage sa façade magnifique apparaître au bas de la côte D’Youville.

Cette chapelle est surprenante. Toute blanche et très étroite, elle se dresse bien haut sur ses quatre étages sagement cordés, quatre étages de balcons, de déambulatoires, de balustrades, de rampes, de paliers et d’escaliers, accrochés sur trois côtés généreusement fenestrés. En y pénétrant, on pense à ces bateaux à vapeur, illogiquement hauts, qui sillonnaient jadis le Mississipi, mais comme s’ils avaient été retournés le dedans vers le dehors, comme un gant, comme une chaussette, vous voyez? Enfin… Étourdissant!

Des petits sons enveloppants nous arrivent, tuuuuuuuu… vouuuuuuuuuu… bommmmmm… En se cassant le cou pour chercher des oiseaux tout en haut, on aperçoit le grand – vu l’étroitesse de l’endroit, mais en réalité petit – et joliment orné orgue Casavant: les claviers au troisième, les tuyaux, comme un large sourire doré dans une petite bouche, encastrés dans les troisième et quatrième jubés devant la coupole pleine de lumière. Mais… mais, sourire… édenté?!… Eh oui, il manque plein de tuyaux! En y regardant plus attentivement on distingue, encore plus haut au-dessus de tout ça, le réa principal d’un surprenant système de poulies, des câbles – de bateau, tiens – qui pendent ici et là, et une poignée d’hommes qui se battent, tout en nage, avec le fameux instrument – les frères Casavant eux-mêmes! dirais-je poétiquement: c’est le grand ménage de l’orgue.

Après quarante ans de loyaux services, c’est le grand toilettage, les ajustements, les rénovations de cette belle mécanique musicale. Les spécialistes entrent dans le ventre de la chose, grimpent, rampent, forcent, analysent, écoutent, cherchent la fuite, colmatent, testent… Démontent les systèmes compliqués de tuyauterie, de soufflerie, de volets, de tirants, de soupapes… Déracinent des pipes de toutes les grosseurs de toutes les longueurs, dont certaines n’en finissent pas, les font délicatement mais périlleusement voltiger d’un étage à l’autre, pour leur dénicher assez d’espace pour les coucher les unes à côté des autres, inoffensives, comme de grands arbres abattus. Les notes subtiles font place au grondement grossier et assourdissant des aspirateurs géants qui, on s’en doute bien, ne laisseront rien derrière, ne laisseront rien dedans. Trois semaines que ces hommes sont là à se démener autour du monstre, et au moins deux autres leur seront nécessaires pour en venir à bout. «Job de bras» et noble métier.

Un facteur d’orgue (ou organier) est un artisan spécialisé dans la fabrication, la maintenance, la réparation et la restauration d’orgues. Ce métier nécessite la maîtrise de nombreuses techniques, dont la menuiserie, la mécanique, le travail et le formage des métaux ainsi que des connaissances musicales et acoustiques très sérieuses ; il est répertorié parmi les métiers de l’artisanat d’art.

Photographie tirée du projet Art sacré, actes créateurs

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Chronique musique

Comme regarder le chef cuisiner, le peintre peindre, le sculpteur sculpter, ce que j’aime de la musique, c’est être là quand elle est jouée. Être assez près pour la voir, la sentir, la toucher, la goûter, presque. Entendre les doigts glisser sur les cordes en un sifflement furtif… les touches, les clés, les marteaux frapper à petits pas feutrés… entendre, dans la vaste salle, cet écho particulier du grand piano à queue sur le plancher de bois franc. Je déguste les visages des musiciens, leurs regards complices, leur concentration, leurs sentiments, leur emportement parfois si fou, leurs respirations, leurs essoufflements, leur abandon.

Sinon c’est écouter les interprétations exceptionnelles. Celles livrées par des musiciens créateurs qui s’approprient les phrases des autres, investissent des pans d’histoire géniale, les revisitent, les réinventent, et nous les offrent dans leur propre langage, celui de l’art, celui de l’âme.

swinging-clarinetsJ’ai retrouvé la vieille cassette audio, enregistrée jadis d’un encore plus ancien mais authentique vinyle. Une rareté : Barney Bigard et Claude Luter, clarinettistes de jazz, sur Swinging Clarinets (Vogue 767, épuisé). Tout ce son, toujours imprimé, miraculeusement intact et profond, sur un si mince et si fragile ruban…

De Struttin’ With Some Barbecue à Mood Indigo, entre le joyeux rag et le blues somptueux, les «deux faces» nous enfilent sans rémission duos et duels de clarinettes brillantes, tout aussi puissantes dans leurs énergies, que voluptueuses dans leurs langueurs. À côté de la basse, sage et ferme, de la caisse claire pétillante, du piano léger, audacieux, fougueux… les clarinettes nous hypnotisent de leurs rimes agilement chuchotées. On entend la brise, le vent, la tempête, se faufiler puis se ruer dans l’instrument de bois, on entend frémir les anches sur les lèvres expertes. Puis les clarinettes explosent, rayonnantes, du haut de leurs voix limpides et claironnantes. Voilà le sens du mot «jouer».

 

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Printemps Beethoven

À la Chapelle historique Bon Pasteur, en huit concerts abordables, Christian Liotta joue par coeur l’intégrale des 32 sonates pour piano de Beethoven.

Sans ostentation ni mièvrerie, incontestable et assuré, le pianiste sobre et poli s’efface pour qu’elle prenne toute la place. Elle se déploie et existe, là, comme allant de soi. Limpidité dans la gravité, énergie dans les élans, rigueur dans la légèreté. Phrase claire, ton net, mot juste. Musique franche.

En particulier la marche funèbre, agréablement pleine de lumière, puis la finale, envolée, sur le dernier mouvement de la Sonate nº18 en mi bémol majeur.

 

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Redoux

Début de journée comme les autres, semblait-il.
Pourtant, en pleine saison de grands froids, un petit matin ce matin s’est pointé, gris et mouillé.
Imperceptiblement, l’air s’est dilaté, tiède et doux, comme après la pluie, permettant de respirer un peu plus largement.
Incongrue, je me suis glissée dans ma jupe à fleurs.

Je venais de terminer un travail titanesque. Tant d’énergie investie dans une tâche nouvelle, tant d’inconnu, d’incertitude. Tant de remises en question et surtout, tant d’heures! J’enfilai la précieuse enveloppe sous mon bras et sortis. Calée dans la banquette, volant-café-cigarette en mains, je m’élançai sur la route du bord de l’eau. Le vent moite s’engouffrait par la fenêtre grande ouverte…
Adolescente échevelée dans sa jupe fleurie.

Le reste est sans intérêt si ce n’est qu’après avoir livré le projet, je me suis remise en route en chantant fort. Longeant le fleuve qui charriait sa gadoue, entre les lambeaux de brouillard et les brumes de fatigue, j’ai respiré un avant-goût de printemps.

 

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Mozart étudiant

Petit concert Mozart sympa des étudiants du conservatoire, à la non moins sympathique chapelle historique du Bon-Pasteur.

L’archet triste se traînait sur deux cordes, comme à genoux. Le petit violon défaillait sur le largo de la Sonate en si bémol majeur K. 454 (fort jolie). On a ensuite réuni mes trois instruments chouchou pour l’aimable trio Kegelstatt. Youpi!

 

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Moins 20 dans le champ

«On va courir les lapins?!»
Phrase magique! Le chien explose de la joie habituelle, en réponse à des mots qu’il ne connaît pas mais qu’il reconnaît très bien.

Moins 20 dans le champ… Personne…
Juste une folle et son grand chien poilu.

J’aime ces promenades solitaires matinales dans le grand désert frigorifié de janvier. Le froid est tranchant et la bise mordante, nous nous engouffrerons dans le boisé.

Après les nombreuses tentatives infructueuses des derniers jours, nous avons ce matin semé toute trace humaine et réussi à frayer notre chemin jusqu’à la rivière. Comme au bout du monde, à l’abri au creux d’un petit vallon encastré dans le décor, nous avons suivi le sentier de glace tortueux, dessiné juste pour nous.

On s’est laissés emporter longtemps. On a serpenté paisiblement le fil de l’eau qui tinte gaiement pas très loin dessous. On a grimpé à gué le saut de la cascade. Enjambé les bras musclés des saules nous barrant la voie. Ecouté le murmure du vent, là-haut dans les cimes. Le tapis immaculé craque comme biscuit et meringue. Par trop de neige avant le froid, on sent sous la croûte la glace friable, inconstante, imprévue. On a marché la tête et le pas légers.

 

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Le froid de janvier

Midi
Paysage blanc aveuglant, pinède vert sombre, cardinal rouge pétant.
Je reviens au monde tranquillement…

16h
Sur l’horizon bien franc de janvier, le soleil cuivré et froid termine sa course.
À l’orée du bois, à contre jour, sa lumière oblique découpe les aubépines et les bouleaux clairsemés, puis finit d’étirer leurs ombres sur la neige dorée. La plaine tantôt immaculée se couvre de fines rayures pêche et bleues.

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  • Hiver-1
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Lancement du livre Art sacré, actes créateurs

Le lancement de notre livre Art sacré, actes créateurs a eu lieu le 28 avril 2008, à l’Observatoire de la Capitale.

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      Lancement Art sacré-6 Lancement Art sacré-7 Lancement Art sacré-8 Lancement Art sacré-9

       (photos: Commission de la capitale nationale du Québec)

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Bienvenue dans ma confiture!

Youpi!«Si le ciel vous jette une datte, ouvrez la bouche.» (proverbe chinois)
«Les jours sont des fruits et notre rôle est de les manger.» (Jean Giono)

Voici ma récolte!
Ce blogue rassemble des images et des mots, essentiellement les miens, pour le plaisir des yeux et des oreilles. Voyez-le comme un grand cahier de croquis ratissant large, espace aéré, fait maison, que j’ai beaucoup de plaisir à composer. Il commence à rebours, en 2010, et ne s’arrêtera sans doute pas de sitôt. Tout n’y est pas encore, revenez me voir! Et si l’appétit vous venait de me faire quelque commentaire, il me fera plaisir de vous lire et d’y répondre. Pour commenter un article, cliquez sur son titre. Pour me rejoindre, rendez-vous à la page Informations.

LAL
hiver 2015                                                                                                              Merci de respecter les droits d’auteur qui sont le gagne-pain des créateurs!

 

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