Ménage de printemps

Chien de fleuve de lac et de rivière, chien de forêt et de montagne, chien de pluie de vent et de banc neige, ma grosse poilue noire est morte en février.

J’ai donné au refuge sa bouffe, ses biscuits, ses peignes, ses coussins, ses gamelles, ses jouets.

J’ai tenté ce matin de jeter ses vieilles mitaines trouées, mal m’en prit…
Elles resteront donc à s’empoussiérer encore un peu sur le crochet, avec la laisse et le collier à deux médailles, vain équipement de promenade.

M’ennuie de ma grosse douce. Quand elle posait sur moi son paisible regard noisette. Quand j’empoignais sa belle face par les joues, que je plongeais mes doigts dans sa toison tiède, puis chaude sous les oreilles entortillables.

Dehors, la neige de février avait rapidement fait disparaître les sentiers de ses petites habitudes. Puis, à force du dégel d’avril, quelques souvenirs d’elle poussent au jardin…

Mali

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