Panique

Le traitement ne m’a offert que quelques journées endurables. La douleur est revenue, matraque. Vive, profonde, étendue, ininterrompue… comme une rage de dents lâchée lousse entre le dos et la cheville. Comme sa propre vengeance.

Je suis de moins en moins mobile. Mon cher bord du fleuve s’éloigne de jour en jour. L’univers ratatine, néant vertigineux…

Plutôt que faire dans la tragédie grecque, je ferai dans le Moyen-Âge, ou dans le Louis XIV. Je suis passée hier à la salle des tortures. J’ai un corset pour la marche, reste à y accrocher ample jupe à paniers, velours-taffetas, bouffants dentelle-organdi et vertugadin armé… à me poudrer un peu, une mouche sur la joue, et je pourrai être vagale tout mon saoul, tomber dans les pommes fera bien dans le portrait…

Vivement l’Halloween!

 

Partagez Share on LinkedInShare on FacebookEmail this to someone

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *