Canicule

En cette saison poisseuse, tout est chaud et collant. Parfums, senteurs, remugles. Journées croupies, bouillies ou à l’étuvée. Climat de jungle amazonienne, paradis des insectes suceurs, bonheur des oiseaux et des pelouses bien vertes.
Saison des hélices, de toutes les hélices, celles des frigos, celles des congélateurs, des climatiseurs, déshumidificateurs, ventilateurs… de toutes les formes de toutes les couleurs qui fonctionnent à plein régime: concerts de cliquetis, de grondements, de ronrons et de vibrations.

N’est-ce pas la seule saison paresseuse, de nonchalance, de flânage, de lenteur, de sieste et de temps à perdre…

Tout de suite après le crépuscule rose, j’ai suspendu mon hamac à tâtons dans la brume, avec l’espoir d’attraper la fraîcheur du soir. Peine perdue, me voilà attaquée de toutes parts, dans les petites zones les plus effrontées: le cou, l’aisselle, l’orteil, le genou, le nombril… et je n’ai pas dormi.
Mais j’ai rêvé de sable sec et chaud, d’un vent cuisant et d’une trempette dans les vagues glacées de l’océan.

Fraîcheur ce matin, grisaille cette semaine…
Décidément la saison n’est pas ordinaire!

 

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